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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Ouverture de la Bourse de Shanghaï et intérêt pour un futur grand aéroport français:deux aspects de la montée en puissance de la Chine:

Publié par philippe piercy sur 10 Novembre 2014, 14:57pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

La Chine entrouvre ses marchés financiers (dans Le Monde du 10/11/2014)

extrait d'un article soulignant l'enjeu géopolitique de la Bourse et de la monnaie pour la Chine:

Après un bref retard, très politique, la connexion attendue entre les Bourses de Shanghaï et de Hongkong sera lancée le 17 novembre.

(...)

Les échanges de la Chine avec le reste du monde restent encore strictement contrôlés par Pékin.

Les flux commerciaux sont certes ouverts, ce qui a permis à la République populaire de s’imposer comme premier exportateur de la planète et d’amasser les premières réserves de change du monde.

En revanche, les flux de capitaux, et notamment l’accès des étrangers au marché boursier chinois, restent très limités.

Mais le président chinois, Xi Jinping est désireux de fournir des gages d’ouverture. D’autant qu’il reçoit dans la capitale, lundi 10 et mardi 11 novembre, les chefs d’Etat de l’Asie-Pacifique, à l’occasion du sommet de l’APEC.

  • Les entreprises et les investisseurs préfèrent Hongkong à Shanghaï

Seul un nombre restreint de banques et fonds étrangers peuvent, jusqu’à présent, investir en yuans à la bourse de Shanghaï.

(...)

Face à ce peu d’ouverture, les entreprises chinoises désireuses de bénéficier de la profondeur des financements étrangers, bloqués aux frontières, préfèrent par conséquent entrer à la cotation sur l’île de Hongkong.

Cette place financière est systématiquement reconnue comme la plus ouverte de la planète ces vingt dernières années par la fondation conservatrice américaine Heritage.

  • Le rapprochement vise à favoriser l’internationalisation du yuan

Le nouveau programme, dont l’approbation a été annoncée lundi par Pékin, est parfois surnommé « train direct » : les banques et fonds présents sur la place de Shanghaï seront autorisés à investir en yuans dans des actions cotées à Hongkong, et vice-versa.

Il permet au gouvernement chinois d’ouvrir progressivement l’écluse qui sépare le marché boursier de Chine continentale de celui de Hongkong, donc du reste du monde.

Cela s’inscrit dans la volonté des autorités de faire la promotion de l’usage de la monnaie chinoise à l’international.

« Cela facilite le flux ordonné de renminbi (RMB) entre les deux places, appuie le développement du marché du yuan offshore et accélère ainsi l’internationalisation du RMB, mouvement décisif dans l’ouverture du compte de capital de la Chine », résume la directrice de la recherche de la Banque de Chine à Hongkong.

Un tel programme avait été évoqué dès 2007, mais il était resté dans les tiroirs car la crise financière mondiale avait incité la Chine à la plus grande prudence.

  • Les mouvements de capitaux entre les deux places resteront limités

Cette nouvelle phase d’ouverture restera toutefois maîtrisée elle aussi par des quotas, selon la stratégie, désormais classique, consistant à « traverser la rivière en tâtant les pierres », selon les mots du défunt père des réformes, Deng Xiaoping.

Les investisseurs basés à Hongkong seront autorisés à placer un maximum de 300 milliards de yuans (39 milliards d’euros) au total à la bourse de Shanghaï, avec un mouvement quotidien plafonné à 13 milliards de yuans (1,7 milliard d’euros).

Les financiers de Chine continentale de leur côté ne pourront sortir que 250 milliards de yuans (33 milliards d’euros) en direction de la bourse de Hongkong.

« Même avec ces quotas, c’est assez considérable, c’est une étape significative dans la tendance à la libéralisation contrôlée », juge John Zhu, économiste de la HSBC à Hongkong

Toulouse-Blagnac : la Chine en pole position

(http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/protege/20141111/html/1184392.html

Un article qui montre un exemple de privatisation d'une grande infrastructure par l'Etat actionnaire et l'intérêt de grands groupes financiers et non financiers pour ce type d'investissement.

Extraits:

Un consortium sino-canadien propose 300 millions d'euros pour racheter à l'Etat 49 , 9 % de l'aéroport:

L'aéroport de Toulouse-Blagnac pourrait bien devenir la base avancée de la Chine en Europe. Des sources concordantes placent l'offre du consortium sino-canadien, constitué du conglomérat Friedmann Pacific Investment (FPI), du fonds d'investissement Shandong High Speed Group, de l'aéroport de Shenzen – troisième plate-forme internationale chinoise – et du canadien SNC-Lavalin, spécialiste dans l'ingénierie et la construction, en tête pour la privatisation du site.

L'Etat a mis en vente la participation de 49,9 % qu'il détient dans le capital de cette plate-forme aéroportuaire régionale, avec une option pour en céder 10 % supplémentaires.

(...)

Le consortium sino-canadien penche fortement côté chinois. SNC-Lavalin, qui gère l'aéroport de Toulouse-Francazal, fait figure de partenaire technique. Ce sont les trois chinois qui tiennent le manche. FPI est d'ailleurs loin d'être un inconnu à Toulouse. Il est l'actionnaire de référence de China Aircraft Leasing Company (CALC), un loueur d'avions qui détient 29,9 % du marché chinois de la location. " Exclusivement avec des Airbus ", glisse un proche du dossier. Surtout, CALC a signé, mercredi 5 novembre, un protocole d'accord pour acquérir 100 moyen-courriers A320 de l'avionneur européen. Un contrat d'une valeur de 10 milliards de dollars (un peu plus de 8 milliards d'euros).

Scénario embarrassant

Pour justifier la différence de prix avec ses compétiteurs, le consortium sino-canadien affiche de grandes ambitions pour l'aéroport de Toulouse-Blagnac. Son objectif serait de faire de la plate-forme régionale un hub pour le trafic entre l'Europe et l'Asie, en détournant sur la Ville rose une part des 100 millions de Chinois qui voyagent chaque année. Il tablerait aussi sur le fret, le voyage d'affaires et les échanges entre les établissements universitaires. " Une vue de l'esprit, car Toulouse n'est pas assez central pour être un hub ", relève un concurrent. (...)

Jean-Louis Chauzy, président du Conseil économique, social et environnemental (Ceser) de la région Midi-Pyrénées, lui, n'y va pas par quatre chemins. " Le Ceser ne saurait admettre qu'un groupe chinois devienne propriétaire d'un aéroport aussi stratégique et rentable que celui de Toulouse-Blagnac, où se situent les activités de leaders mondiaux de l'aéronautique que sont ATR et Airbus ", écrit-il dans un communiqué publié vendredi. Il demande à pouvoir analyser les offres au-delà du 17 novembre, la date fixée par Bercy. Les collectivités locales – coactionnaires de l'aéroport aux côtés de l'Etat – ont reçu vendredi, pour consultation, les projets des candidats… sans les prix.

L'Agence des participations de l'Etat (APE) qui pilote le dossier n'avait certainement pas prévu ce scénario embarrassant. Même si le prix n'est pas le seul critère de choix, difficile de retenir, en l'état, Vinci (allié à CDC Infrastructure et EDF Invest) ou ADP (avec le Crédit agricole) sans donner l'impression de favoriser les écuries nationales. Seulement voilà, tous les autres étrangers qui auraient pu constituer des alternatives ont jeté l'éponge.

Le 15 septembre, lors du premier tour de l'appel d'offres, sept consortiums s'étaient présentés, composés de l'aristocratie mondiale de la gestion des infrastructures. Las, le 31 octobre, au second tour, quatre ont quitté la piste, dont ceux pilotés par l'australien Macquarie, l'espagnol Ferrovial ou encore l'allemand AviAlliance. " Quand on demande aux investisseurs de mettre beaucoup d'argent, il faut qu'ils aient confiance ", relève l'un de ces professionnels.

Les investisseurs situés à Hongkong seront autorisés à placer un maximum de 39 milliards d’euros à la Bourse de Shanghaï, avec un mouvement quotidien plafonné à 1,7 milliard d’euros. Les financiers de Chine continentale ne pourront sortir que 33 milliards d’euros en direction de la Bourse de Hongkong. | REUTERS / BOBBY YIP

Les investisseurs situés à Hongkong seront autorisés à placer un maximum de 39 milliards d’euros à la Bourse de Shanghaï, avec un mouvement quotidien plafonné à 1,7 milliard d’euros. Les financiers de Chine continentale ne pourront sortir que 33 milliards d’euros en direction de la Bourse de Hongkong. | REUTERS / BOBBY YIP

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