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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Portraits de financiers et avatars de l'activité d'édition en contexte de financiarisation

Publié par philippe piercy sur 23 Novembre 2014, 21:00pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Deux faits relativement proches inspirent le rapprochement de documents du Monde et des Echos et témoignent des enjeux et des difficultés de l'activité d'édition "papier" :

Le rachat des Editions Belin par Scor acté aujourd'hui
http://www.lesechos.fr/journal20141030/lec2_high_tech_et_medias/0203898716946-le-rachat-des-editions-belin-par-scor-acte-aujourdhui-1058979.php?qHTOKCQ3AFJ1oi3B.99

extrait:

C'est ce midi que le réassureur Scor, qui avait déjà pris cette année une participation majoritaire au capital des Presses Universitaires de France (PUF), devrait signer le rachat de la totalité des Editions Belin.

Les discussions entre le groupe dirigé par Denis Kessler et la famille propriétaire de cet éditeur fondé en 1777 - un des derniers indépendants dans les livres scolaires et universitaires, et certainement le plus vieux - avaient été rendues publiques le 14 octobre suite à une information de « Livres Hebdo ».

Comme les PUF, célèbres pour la collection « Que Sais-Je ? » et dans lesquelles Scor pourrait monter à 100 % bientôt, Belin sera racheté par la filiale de gestion d'actifs du réassureur. Celle-ci gère 15 milliards d'euros, dont 3 % sont consacrés aux « autres investissements », dont le capital-risque, où sera logé Belin.

Le groupe Scor est un bon exemple de groupe de réassurance de taille mondiale, et développe une activité d'investissement et de gestion d'actifs (voir: http://www.scor.com/fr/le-groupe/organisation/un-groupe-propulse-par-3-moteurs.html

Le cas du dépôt de bilan (qui n'est pas la cessation d'activité) de l'éditeur Encyclopaedia Universalis est l'occasion d'un portrait d'investisseur: http://www.lemonde.fr/economie/article/2014/11/22/universalis-en-depot-de-bilan_4527730_3234.html

extrait:

C’est une faillite très symbolique. Un exemple parfait des difficultés que rencontrent les vieilles entreprises pour s’adapter au nouveau monde numérique. La société Encyclopædia Universalis, qui édite depuis quarante-cinq ans la célèbre encyclopédie, vient de déposer son bilan. Le tribunal de commerce de Nanterre a placé la PME en redressement judiciaire le 30 octobre pour une première période de six mois.

L’entreprise française et sa maison mère Britannica appartiennent actuellement à Jacqui Safra, un homme d’affaires membre d’une grande famille de banquiers d’origine libanaise. C’est le neveu du milliardaire Edmond Safra, mort en 1999 à Monaco dans un incendie criminel. « Ces dernières années, M. Safra a investi 14 millions d’euros dans Universalis et ses activités européennes, surtout pour apurer les dettes, précise Mme Didier. Est-il prêt à accompagner un plan de développement ? Sinon, je suis certaine que nous trouverons d’autres partenaires. »

Portrait de J. Safra:

Un actionnaire acteur et producteur de Woody Allen

Jacob, dit Jacqui, Safra n’est pas un homme d’affaires comme les autres. Propriétaire depuis 1996 de l’Encyclopaedia Britannica et de sa petite sœur française Universalis, cet investisseur domicilié en Suisse détient également un vignoble en Californie et un hôtel de luxe en Irlande, acquis en 2013. Avec sa compagne Jean Doumanian, longtemps une grande amie de Woody Allen, M. Safra a aussi produit une quinzaine de films, dont huit du réalisateur new-yorkais. Il apparaît même dans Radio Days et Stardust Memories, sous le pseudonyme de J.E. Beaucaire.

Présentation de J. Safra par la presse économique suisse, soulignant ainsi le poids croissant des BRICS sur les grandes places financières comme Genève, où, en la circonstance un brésilien rachète une banque suisse, sise à Bâle, la banque Sarasin: (http://www.bilan.ch/argent-finances-les-plus-de-la-redaction/jacob-safra-mise-sur-la-place-financiere-suisse

extrait:

Comme si la boucle se bouclait, un membre de la famille Safra est de retour en Suisse dans le domaine bancaire, quatorze ans après la vente de la Republic National Bank of New York par Edmond. Le groupe Safra finalise la reprise du bâlois Sarasin. Annoncée il y a un an, cette acquisition a fait du bruit. Un fleuron de la banque suisse qui passe en mains d’une famille brésilienne, ce n’est pas commun. Et quand en plus il s’agit d’un Safra, cela agite l’establishment helvétique peu habitué à voir un représentant des BRIC prendre autant de place.

autre citation de J. Safra:

«Nous pensons qu’il existe un potentiel formidable en Suisse avec des clients locaux, du Moyen-Orient et d’autres parties dynamiques du monde comme l’Amérique latine et l’Asie. Les pays du BRIC ont beaucoup d’intérêt à placer leur argent ici.»

Forte de ses CHF 3.4 milliards de fonds propres, la banque se déclare “toujours en position d’acquéreur” pour des banques dont la clientèle est en conformité fiscale.

Portraits de financiers et avatars de l'activité d'édition en contexte de financiarisation

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