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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Un jour dans Le Monde et sur la planète financière!

Publié par philippe piercy sur 11 Novembre 2014, 20:41pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Une lecture du cahier économique du Monde permet de mesurer la diversité et l'importance des questions financières dans l'espace économique et géographique mondial à diverses échelles: quelques extraits à poursuivre par la lecture du quotidien daté du 12/11/2014:

L'appétit portugais de la " princesse " angolaise

Ses affaires se menaient jusqu'ici dans la plus grande discrétion. En coulisses. C'est désormais au grand jour qu'Isabel dos Santos, fille du président angolais, José Eduardo dos Santos, bâtit son empire. Celle que l'on surnomme parfois dans son pays la " princesse " est à l'origine de l'offre publique d'achat (OPA) de 1,2 milliard d'euros lancée, dimanche 9 novembre, sur Portugal Telecom SGPS par l'intermédiaire de sa société Terra Peregrin, basée à Lisbonne.

Aux marchés financiers, désormais, de répondre favorablement ou non à cette offre qui intervient une semaine après celle de Patrick Drahi, patron d'Altice, sur les actifs lusitaniens de Portugal Telecom. L'opérateur brésilien Oi, dont Portugal Telecom SGPS détient une participation minoritaire, a déjà fait connaître son avis, jugeant l'offre " inopportune ". Mais en Bourse, à Lisbonne, le titre Portugal Telecom, opérateur historique, s'est envolé de 12 % lundi à la reprise de la cotation.

Difficile de contrarier Isabeldos Santos et le pouvoir de l'argent. A la tête d'une fortune estimée par le site du magazine Forbes à 3,7 milliards de dollars (3 milliards d'euros), la femme la plus riche d'Afrique a déjà témoigné de sa force de frappe. Au Portugal, ancien colonisateur aujourd'hui en mal d'investissements et de croissance, elle a multiplié les participations dans le secteur de la banque (BIC, BPI), du pétrole (Galp), des télécommunications (Nos) et de l'immobilier – notamment dans la région de Cascais, la station balnéaire huppée aux alentours de Lisbonne. (...)

L'aînée de José Eduardo dos Santos – l'homme qui gouverne le pays africain depuis plus de trente ans – incarne auprès de la classe populaire de son pays le régime " cleptocratique " de l'Angola, où se confondent argent public et patrimoine privé. Un territoire gorgé de pétrodollars, mais où la majorité de la population vit sous le seuil de pauvreté. Isabel dos Santos n'en ressent visiblement aucun malaise.(...)

tement appauvri. Depuis la fin de la guerre civile – de 1975 à 2002 –, le pays africain, dopé par ses ressources pétrolières abondantes, frise avec des taux de croissance qui dépassent certaines années plus de 20 % (+ 22,6 % en 2007 selon les données du Fonds monétaire international). Pour les jeunes Portugais en mal d'emploi, le pays est devenu un eldorado au même titre que le Mozambique.

Avec cette offre, l'ex-colonisé illustre l'emprise financière de plus en plus pressante et gênante qu'il fait planer sur l'ancien colonisateur. L'ONG Transparency International s'alarme de voir le pays européen aux abois accueillir à bras ouverts ces fonds venus d'un pays classé 153e (sur 177) sur la liste des pays les plus corrompus de la planète. " Le Portugal se transforme en une machine à laver l'argent volé au peuple angolais ! ", accusait, il y a quelques mois, le militant anticorruption Rafael Marques de Morais, à la tête du blog Maka Angola.

La vengeance d'une femme

Christina Kelly a sans doute raté sa vocation. Cette blonde d'une petite quarantaine, à qui on donnerait le bon Dieu sans confession, avait une carrière de scénariste toute tracée. En tout cas, l'histoire qu'elle a lâchée en pâture à l'opinion publique pour gagner son divorce et obtenir la garde de ses deux filles est le fruit d'un savant dosage entre Le Loup de Wall Street et Intolérable cruauté, cocktail détonant mêlant les déviances du monde de la finance au business cynique de la rupture conjugale.

Dans le rôle principal, son mari, Sage Kelly, le mal prénommé, selon elle. Elle l'accuse d'être un consommateur patenté de toutes sortes de substances illicites et d'avoir organisé des parties fines en sa présence. L'affaire aurait pu rester cantonnée au prétoire des affaires civiles du tribunal de Manhattan si elle ne concernait pas la très respectable banque d'investissement Jefferies, dont M. Kelly est l'un des responsables. Dans les couloirs des firmes de Wall Street, on ne parle plus que des affres du couple, qui ébranlent un établissement qui avait été classé en 2011 par le magazine Fortune parmi les sociétés les plus admirées dans le monde.

Il faut dire que Christina Kelly n'a pas fait dans la demi-mesure. Elle a raconté par le menu, dans une déclaration assermentée de 26 pages, la débauche dans laquelle serait tombé son mari. Dans le petit milieu des hedge funds (les fonds spéculatifs), les extraits les plus croustillants s'échangent par mails, agrémentant la pause déjeuner. Alcool, cocaïne, champignons hallucinogènes, ecstasy, spécial K (pas les céréales, mais le surnom donné par les dealers à la kétamine) : la liste des produits consommés par le directeur général de l'activité santé de Jefferies était une véritable pharmacie, selon son épouse.

La Banque de Russie renonce à soutenir le rouble

Après des mois de lutte infructueuse, la Banque de Russie (BCR) a baissé les bras. Lundi 10 novembre, Elvira Nabioullina, la gouverneure de l'institution, a annoncé qu'elle laisserait désormais le rouble flotter librement, supprimant la fourchette où il devait évoluer jusque-là. " La devise russe évoluera dorénavant en fonction de l'offre et de la demande, comme l'euro ou le dollar, sans que la banque centrale n'intervienne quotidiennement pour maintenir son cours ", précise Neil Shearing, chez Capital Economics.

Ce renoncement, qui intervient alors que la devise russe vient de subir plusieurs semaines de dégringolade, peut sonner comme un aveu d'échec. Entre le 3 et le 7 novembre, le rouble a ainsi perdu plus de 8 % face au dollar. Depuis le début de l'année, la chute est de 30 % face au billet vert et de 25 % face à l'euro.

Lundi soir, après l'annonce de la banque centrale, l'euro s'échangeait contre 57,08 roubles et le dollar à 45,76 roubles, laissant espérer un début de stabilisation. La raison de cet effondrement : les sanctions occidentales imposées à Moscou en réponse à son intervention en Ukraine et la fonte des investissements dans le pays. " Mais la principale cause reste la chute des prix du pétrole, car la valeur du rouble est très liée aux cours de l'or noir ", précise Anna Dorbec, spécialiste du pays chez BNP Paribas.

Tout cela a favorisé l'envolée de l'inflation (8,3 % en octobre), qui pénalise durement la population russe. De plus, le pays a été frappé par des sorties massives de capitaux, dont le montant devrait s'établir à 128 milliards de dollars (103 milliards d'euros) sur l'année, selon les estimations de la BCR.

Un milliardaire brésilien s'offre le " cornichon " de Londres

Le " cornichon " repeint aux couleurs jaune et vert ? Le célèbre gratte-ciel conique, aussi emblématique dans le paysage londonien que la cathédrale Saint-Paul ou le Tower Bridge, a été vendu lundi 10 novembre à la société holding du milliardaire brésilien Joseph Safra, le deuxième homme le plus riche du Brésil. Le prix, non communiqué, excède 720 millions de livres sterling (918 millions d'euros). Cette transaction reflète l'appétit des investisseurs émergents pour l'immobilier en général, et Londres en particulier.

(...)

La tour appartenait, depuis 2007, au gestionnaire d'actifs immobilier allemand IVG Immobilien AG associé à un fonds d'investissement britannique Evans Randall. Ils avaient repris le " Gherkin " au réassureur Swiss Re, le principal locataire, pour 600 millions de livres, dont 500 millions à crédit. Très vite, ils se sont retrouvés piégés par une dette libellée en francs suisses, devenue incontrôlable à cause de la chute de la livre britannique. En avril 2014, les propriétaires se sont placés sous le régime de la protection des faillites. Et, le 29 juillet, les agents immobiliers Deloitte Real Estate et Savills ont annoncé avec tambour et trompette qu'ils vendaient le " cornichon ".

Plus de 300 marques d'intérêt leur sont parvenues en quelques jours. Le premier tri a permis de " dégager dix offres sérieuses venues d'Europe, d'Asie, d'Amérique ou du Moyen-Orient, émanant de fonds d'investissement, de gestionnaires d'actifs ou de personnes richissimes, indique un proche de la transaction, le dernier round a opposé quatre candidats ultra-motivés ".

Cette acquisition est " en ligne avec notre stratégie immobilière, qui consiste à investir dans des propriétés vraiment spéciales – situées aux meilleures places dans les grandes métropoles. Du haut de ses dix ans d'âge, ce building est un emblème de Londres qui se distingue des autres, avec un excellent potentiel de valorisation ", s'est réjoui le groupe Safra, qui gère 200 milliards de dollars (161 milliards d'euros) d'actifs dans le monde, investis notamment dans la banque, l'immobilier et depuis peu la banane : Safra s'est associé à son compatriote Cutrale pour racheter, en octobre, le producteur Chiquita.

Le " cornichon " n'est pas le seul immeuble londonien à attiser les convoitises. En octobre, le fonds souverain Qatar Investment Authority (QIA) a payé 1,1 milliard de livres pour racheter le siège social de la banque HSBC à Canary Wharf, le quartier des affaires à l'est de la capitale britannique : c'est le prix le plus élevé jamais payé pour une seule tour à Londres.

Le QIA, déjà propriétaire des grands magasins Harrods et de la tour " The Shard ", la plus haute d'Europe, voit plus grand. Associé à l'américain Brookfield Property Partners, il a tenté de racheter Songbird Estates, le fonds qui détient 69 % de Canary Wharf. Ce dernier a révélé, le 7 novembre, avoir refusé une offre de 2,3 milliards de livres, un prix jugé insuffisant. Les experts parient, toutefois, que les prétendants vont revenir avec une offre plus généreuse.

Les fonds souverains adorent Londres. Selon une étude du cabinet Real Capital Analytics publiée mardi 11 novembre, la capitale britannique a attiré, sur les douze mois s'achevant à fin septembre, quatre fois plus d'investissements de la part de ces investisseurs que son principal rival, New York, et le suivant Los Angeles. Sur cette période, 5,63 milliards de livres ont été misés par les caisses du Koweït, de Singapour ou d'Abou Dhabi dans l'immobilier de bureau londonien, soit 44 % des sommes allouées dans le monde par ces investisseurs choyés. Le Koweït a été le plus allant avec l'acquisition pour 1,7 milliard de livres d'un programme de 200 000 m2 de bureaux près de London Bridge en décembre 2013. Mais le Qatar paraît bien parti pour lui voler la vedette.

Isabelle Chaperon

Banquier d'affaires qui rit, trader qui pleure

Une étude sur les bonus qui seront versés à Wall Street en 2014 montre des disparités très fortes selon les métiers. Les primes devraient être étales par rapport à 2013

A Wall Street, concernant le paiement des bonus 2014, tout le monde ne sera pas logé à la même enseigne, selon une étude du cabinet de conseil en rémunérations Johnson Associates publiée lundi 10 novembre. Ces primes, qui seront versées début 2015, ne devraient pas bouger par rapport à 2013, mais les situations varient considérablement d'un métier à l'autre.

Les gagnants de 2014 seront sans conteste les professionnels des fusions-acquisitions et du private equity, c'est-à-dire l'investissement dans des sociétés non cotées. Johnson Associates estime que les bonus dans ces métiers devraient monter de 10 % à 15 %. Logique quand on sait que l'activité dans les fusions-acquisitions a retrouvé en 2014 ses niveaux d'avant-crise : en hausse de 39 % par rapport à 2013, elle a représenté un montant d'opérations de 2 700 milliards de dollars (2175 milliards d'euros) sur les neuf premiers mois de l'année.

Les professionnels de la gestion d'actifs (asset management) ou les spécialistes des introductions en Bourse devraient aussi voir leur bonus croître de 5 % à 15 %. Dans la banque de détail, les récompenses resteront globalement inchangées. En revanche, pour les spécialistes du fixed income (placements obligataires) ou les traders sur les marchés actions, les perspectives se gâtent : leurs primes devraient baisser de 10 % en moyenne.

Cette évolution illustre les changements à l'œuvre à Wall Street. La nouvelle régulation mise en place à partir de 2010 pour corriger les excès de la crise financière incite les banques à réduire leur exposition au risque. Celles-ci sont désormais plus enclines à s'investir dans la gestion de fortune ou les fusions-acquisitions. Des métiers où les banques ne mettent pas leur propre argent en jeu, mais celui de leurs clients. C'est dans ce contexte que Morgan Stanley a racheté le spécialiste de la gestion de fortune, Smith Barney.

D'autre part, même si l'activité de trading s'est réveillée ces dernières semaines, la faible volatilité des marchés, notamment cet été, a pesé sur les volumes de transactions. Et les bonus. " Le trading n'est peut-être plus le moteur dont les banques ont profité au cours des vingt dernières années ", explique Alan Johnson, directeur général de Johnson Associates.

Le rapport du contrôleur de l'Etat de New York, publié le 7 octobre, n'était guère plus optimiste pour 2014. Avec 8,7 milliards de dollars de bénéfices réalisés au premier semestre, soit une chute de 13 %, il estimait qu'on assisterait à une baisse de la rentabilité des firmes de Wall Street sur 2014, et donc des bonus. Chez Goldman Sachs, la part des rémunérations dans le chiffre d'affaires est passée de 43 % en juin à 40 % fin septembre.

" Pour la première fois depuis trente ans, l'impression forte qui se dégage est que les gens les mieux payés ne travaillent pas dans les grandes banques. Il y a d'autres secteurs où l'on peut faire plus d'argent. C'est un changement fondamental ", souligne M. Johnson. On note un exode des métiers à hauts risques vers des établissements non bancaires comme les fonds spéculatifs (hedge funds), très opaques et peu réglementés, où les rémunérations dépassent de plus en plus souvent celles des banques.

Selon le contrôleur de l'Etat de New York, le bonus moyen à Wall Street s'est élevé à 164 530 dollars (132 463 euros) en 2013, en hausse de 15 % par rapport à l'année précédente. Si l'on n'avait plus vu de tels montants depuis 2008, il semble qu'on ne les reverra pas en 2014.

Stéphane Lauer

La Chine entrouvre ses marchés financiers au reste du monde

Les banques et fonds présents à la Bourse de Shanghaï seront autorisés à investir en yuans dans des actions cotées à Hongkong et vice-versa

Après un bref retard, très politique, Pékin a annoncé, lundi 10 novembre, que la connexion entre les Bourses de Shanghaï et de Hongkong sera opérationnelle le 17 novembre.

Le premier ministre chinois, Li Keqiang, avait cité cette mesure, en avril, comme exemple de la volonté de son gouvernement d'accélérer l'ouverture du système financier. Le programme devait alors être introduit dans un délai de six mois. Mais, faute d'avoir obtenu le feu vert de l'exécutif à Pékin, la Bourse de Hongkong avait dû annoncer un délai, le 26 octobre, tout en se disant prête sur le plan technique. La formulation laissait entendre que Pékin punissait l'ancienne colonie britannique pour le sit-in d'étudiants exigeant davantage de démocratie.

La Bourse de Shanghaï a terminé lundi en hausse de 2,30 % et celle de Shenzhen de 0,83 %, portées par l'annonce du lancement de cette plate-forme d'échange commune qui offrira un accès sans précédent des investisseurs étrangers au marché financier chinois.

Les échanges de la Chine avec le reste du monde sont encore strictement contrôlés par Pékin. Les flux commerciaux sont certes ouverts, ce qui a permis à la République populaire de s'imposer comme premier exportateur de la planète et d'amasser les premières réserves de change du monde. En revanche, les flux de capitaux, et notamment l'accès des étrangers au marché boursier chinois, restent très limités.

A Londres, la Société générale au banc des accusés:

Le tribunal commercial londonien examine la plainte du fonds souverain libyen contre la banque française

Quand le régime de Mouammar Kadhafi est revenu sur la scène mondiale au milieu des années 2000, les banques d'affaires internationales se sont ruées vers Tripoli. Elles tenaient là un pays richissime, dénué de compétences financières, qui allait enfin pouvoir investir ses milliards de pétrodollars. De quoi faire de juteuses affaires, en abusant de la crédulité des dirigeants libyens.

Voilà, à en croire Libyan Investment Authority (LIA), le fonds souverain libyen, ce qui s'est passé à partir de 2007. Le LIA, tout juste créé, avait alors 65 milliards de dollars (52,3 milliards d'euros) à investir. Il refusait d'embaucher des non-Libyens pour s'en occuper. Résultat : la direction était au mieux naïve, au pire corrompue. " Leur compréhension des marchés financiers était presque nulle. Ils comprenaient tout juste ce qu'était une action ", témoigne au Monde un ancien consultant étranger, qui a travaillé plusieurs années auprès du LIA.

Selon lui, deux banques ont particulièrement abusé de la situation : l'américaine Goldman Sachs et la Société générale. Le LIA, dont la direction a entièrement changé depuis la révolution libyenne de 2011, a intenté un procès à chacune. Dans le premier cas, Goldman Sachs est accusée de lui avoir vendu un investissement pourri d'un milliard de dollars, dont la valeur est désormais nulle, tandis que la banque américaine encaissait 350 millions de dollars de commissions.

Dans le second, celui de la Société générale, pour laquelle l'audience préliminaire se tient au tribunal commercial de Londres ces mercredi 12 et jeudi 13 novembre, les accusations sont plus graves. Le LIA demande à la banque 1,5 milliard de dollars de compensation, ainsi que le remboursement des paiements reçus par un intermédiaire, un certain Walid Giahmi. Le fonds libyen affirme qu'entre 2008 et 2009, la Société générale a versé 58 millions de dollars de pots-de-vin à M. Giahmi, ami de Saïf Kadhafi, fils du leader libyen. Celui-ci en aurait ensuite reversée une partie à la famille Kadhafi ou aux dirigeants du LIA de l'époque. En échange, cet homme a " convaincu " le fonds souverain d'investir 2,1 milliards de dollars dans les produits dérivés de la banque.

"The Gherkin", gratte-ciel situé à la City, a été réalisé par l'architecte britannique Norman Foster. | Fred MARVAUX/REA

"The Gherkin", gratte-ciel situé à la City, a été réalisé par l'architecte britannique Norman Foster. | Fred MARVAUX/REA

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