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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Après la victoire de Syriza en Grèce....

Publié par philippe piercy sur 26 Janvier 2015, 20:36pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

... portrait dans Le monde des trois économistes -clés et de leur rôle vis-à-vis des marchés:

trois hommes sont pressentis pour ces postes. Ce sont les économistes qui, depuis deux ans, ont participé à l'établissement du programme économique du parti.

Et tout d'abord, Yannis Dragasakis, 68 ans. Un transfuge du Parti communiste, vice-ministre de l'économie entre novembre 1989 et avril 1990 dans le gouvernement de coalition de Xénophon Zolotas. Depuis 1996, il est député d'une circonscription d'Athènes. Et dirige, depuis deux ans, un comité interne au parti réfléchissant au modèle de développement pour la Grèce. Il est évoqué comme potentiel vice-premier ministre tout comme ministre de l'économie.

Un poste convoité aussi par le très fougueux Yanis Varoufakis, 53 ans, très actif sur les réseaux sociaux et dans les médias. Professeur à l'université d'Austin au Texas, ancien conseiller de Georges Papandréou, de 2004 à 2006, quand ce dernier était président du Pasok, Yanis Varoufakis a vivement critiqué les plans de sauvetage de la Grèce. Ce qui n'a pas plu à tout le monde à Athènes, mais l'a conduit à entrer dans le cercle des économistes d'Alexis Tsipras.

Georges Stathakis, 62 ans, professeur en économie politique à l'université de Crète, est lui aussi pressenti, peut-être plus au développement. Fils d'armateurs crétois, élu député Syriza lors des législatives de juin 2012, il a dirigé le département sur les questions de développement au sein du groupe parlementaire. Il incarne, le " soft power " à la Syriza et a multiplié ces derniers mois les contacts avec la City de Londres pour tenter de rassurer les marchés sur le programme du parti. Très présent dimanche 25 janvier sur les plateaux de télévision, il a annoncé les grandes lignes de la renégociation que Syriza entend mener avec ses créanciers.

De difficiles négociations en vue: (in Le Monde 27/1/2015)

Les négociations s'annoncent longues et difficiles. Les créanciers du pays insistent pour l'instant pour que le nouveau gouvernement respecte les engagements pris par l'Etat grec et termine le plan d'aide qui s'achève fin février. " On ne peut pas nous demander de signer l'extension de ce plan illogique, cela voudrait dire que l'on doit renoncer à nos critiques depuis quatre ans, alors que c'est pour ça que nous allons être élus ", répond Yanis Varoufakis, économiste, pressenti parmi d'autres pour participer au gouvernement Tsipras.

M. Varoufakis estime que la Grèce ne doit pas recevoir la prochaine tranche ni activer la ligne de crédit d'urgence proposée par les partenaires européens. " Notre Etat doit vivre par ses propres moyens dans le proche futur. Nous sommes prêts à mener une vie austère, ce qui est différent de l'austérité. Mais comment voulez-vous être austère si vous empruntez des centaines de milliards d'euros ! ", s'emporte l'économiste.

Pour Georges Pagoulatos, professeur d'économie à l'université d'Athènes, " le scénario optimiste serait que l'Europe accepte les mesures sociales d'urgence de Syriza et même de revenir sur certaines lois du travail, à condition que le gouvernement respecte l'équilibre budgétaire et qu'il s'attaque aussi à ces fameux oligarques ". Mais pour cet ancien conseiller de l'éphémère gouvernement Papademos, " si Syriza ne veut pas signer le mémorandum pour recevoir la dernière tranche d'aide, il ne faut pas sous-estimer une réaction ferme des Européens ".

Angelos Tsakanikas, directeur de la recherche au sein du think tank IOBE, considère aussi que des négociations sont possibles, mais il n'exclut pas " le mauvais scénario : que Tsipras se sente suffisamment confiant pour être sur une ligne dure avec l'UE ". " Cela peut être dangereux. La Commission pourrait couper les fonds structurels. La tension provoquerait alors une fuite de capitaux ", affirme M. Tsakanikas.

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