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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


"Tianjin : les autorités cherchent à donner des gages "

Publié par philippe piercy sur 21 Août 2015, 14:18pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Suivi par Le Monde, l'actualité de la catastrophe deTianjin donne lieu à des analyses de deux types: -

l'ampleur du sinistre et de ses répercussions sanitaires,

-mais aussi l'attitude des autorités, en amont et en aval de la catastrophe. En cela celle-ci est un révélateur de la problématique plus large des prix politiques (corruption) , sociaux (victimes), environnementaux (risques durables), d'une croissance industrielle ET urbaine, portuaire ici, accélérée.

extraits: (voir l'article intégral: sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2015/08/21/tianjin-les-autorites-cherchent-a-donner-des-gages_4732434_3244.html#IK1lyiJCXXHYRxWf.99 )

Les interrogations autour des conséquences sur la santé et l’environnement de la catastrophe restent aussi vives. Et ce, malgré une volonté désormais perceptible chez les autorités chinoises d’apporter des réponses crédibles.

Le Bureau de l’environnement de la municipalité de Tianjin a été envoyé au front, multipliant les annonces. Ses responsables ont dû réagir, jeudi et vendredi, à la découverte de milliers de poissons morts dans le fleuve Haihe, dont les photos avaient envahi les réseaux sociaux et les médias.

En revanche, les enquêteurs du Bureau de l’environnement ont confirmé que huit des quelque trente points de prélèvement mis en place pour tester la qualité des eaux de surface sur le site avaient révélé des concentrations très élevées de cyanure, allant jusqu’à 356 fois la norme autorisée. Aucune contamination substantielle n’a pour l’instant été identifiée en dehors du site. Et aucun des tests effectués ces derniers jours de manière indépendante par une équipe de Greenpeace Chine, en dehors du site principal, n’a prouvé de concentrations excessives de produits toxiques. La liste des produits toxiques stockés par l’entrepôt a également été détaillée, mercredi, par le vice-maire de Tianjin, He Shushan : il contenait 2 500 tonnes de produits toxiques et inflammables.

Enfin, l’enquête sur les responsabilités a également progressé de manière spectaculaire – au point de soulever des interrogations. L’agence officielle Chine nouvelle a eu le luxe d’interroger plusieurs des responsables de la société Ruihai International Logistics alors qu’ils étaient en détention. L’un d’entre eux, Dong Shexuan, qui détenait 45 % des parts de la société par le biais d’un ami, n’était autre que le fils de l’ex-chef de la police du port de Tianjin. Son partenaire, Yu Xuewei, qui détenait lui aussi ses parts via un intermédiaire, bénéficiait d’un accès privilégié aux départements de contrôle de la sûreté, aux douanes et aux affaires maritimes.

Collusions

Ce sont ces collusions qui expliqueraient la facilité avec laquelle Ruihai International a allégrement violé la réglementation sur la quantité de produits dangereux stockés et sur l’emplacement de ses entrepôts, qui étaient situés à moins d’un kilomètre – la distance minimale réglementaire – de zones d’habitation. L’enquête officielle épargne toutefois à ce stade le géant étatique de la chimie Sinochem, auquel était lié M. Yu. En outre, Sinochem gère en direct plusieurs entrepôts de produits dangereux dans la zone industrielle New Binhai Area qui, selon Greenpeace, sont eux aussi à moins d’un kilomètre de zones d’habitation, ainsi que d’une école et d’un hôpital.

Quant aux habitants, ils ont eu la surprise, jeudi, de voir les autorités faire marche arrière et promettre de racheter les appartements endommagés.

Les tours de Vanke Paradiso ne sont pas belles à voir : des armatures de fenêtres en aluminium, tordues, pendent des façades. Certaines gisent sur la rue en contrebas, au milieu de débris de verre. Des baies vitrées sont enfoncées. Des lambeaux de rideaux flottent au vent. La plupart des appartements sont touchés, quel que soit le versant de l’immeuble, tant la déflagration a été brutale. Dans les environs, on comptera facilement une cinquantaine de tours ainsi endommagées et évacuées – soit des dizaines de milliers de personnes.

Soulevant le masque à gaz distribué par le comité de gestion de l’immeuble, un homme s’inquiète du prix auquel seront vendus les appartements. « S’ils sont rachetés au prix auquel on les a payés, on ne pourra plus se reloger ailleurs, car, entre-temps, les prix ont monté », dit-il. Un responsable répond que la situation particulière de chacun devra être examinée. Faut-il rester, partir ? Un jeune employé de banque, qui travaille sur le site de l’hypermarché, explique avoir acheté il y a six mois un appartement à Vanke Paradiso, qui était encore en rénovation lorsque l’explosion s’est produite. « L’endroit est très pratique, et l’immeuble était de bonne qualité. Mais c’est vrai qu’on est un peu inquiet pour la santé, confie-t-il. Que faire ? C’est difficile à dire. il va falloir attendre. »

Des poissons morts sont retirés du fleuve Haihe, le 20 août. CHINA STRINGER NETWORK / REUTERS

Des poissons morts sont retirés du fleuve Haihe, le 20 août. CHINA STRINGER NETWORK / REUTERS

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