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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Les routes des migrants vers l'Europe

Publié par philippe piercy sur 3 Septembre 2015, 21:07pm

Catégories : #Hypokhâgne

Une émission, un dossier, une carte interactive sur ce thème, en trois chapitres sur France Culture par le lien http://www.franceculture.fr/emission-le-journal-des-idees-la-route-des-migrants-2015-09-02

présentation: Ce que révèle le sociologue des transmigrations Alain Tarrius dans les pages Idées du journal Libération, c’est que les exilés qui se massent aujourd’hui aux frontières de l’Europe empruntent les mêmes routes que ceux que certains chercheurs américains ont proposé de désigner comme « transmigrants », une notion renvoyant à une forme de nomadisme assumé de nature économique et marchande. Le sociologue avait étudié dans les années 80 à Marseille ce qu’il qualifiait alors de « comptoir commercial », une communauté d’Algériens ayant constitué un marché parallèle et substitutif pour une Algérie en mal d’importations. Plus tard ces échanges économiques ont été assurés par des Marocains circulant grâce à un visa touristique de pays pauvres en banlieues pauvres des pays riches en fournissant des produits hors-taxes. C’est l’économie informelle du poor to poor, une version low cost du peer to peer… « La vente n’est pas communautaire au sens d’entité culturelle, elle l’est au sens social : c’est une vente entre pauvres » précise Alain Tarrius, qui ajoute « La mondialisation réorganise de nouvelles centralités cosmopolites, qui ne sont plus celles de l’Etat-nation. Ainsi, les familles immigrées, marocaines ou turques, deviennent en Europe des familles transnationales réunies par de multiples mobilités qui peuvent suggérer les contours de peuples sans nation. » Car au cours de leur périple il arrive que certains d’entre ces nomades se fixent à la faveur d’une rencontre avec une compagne sédentaire et servent ainsi de relais pour d’autres « transmigrants ». Ce que le sociologue a pu observer, c’est que cette « mondialisation par le bas » emprunte des trajectoires historiquement balisées comme « les fameuses « routes des Sultans » qui partent de l’Est iranien, et correspondent à d’anciennes liaisons de l’Empire ottoman », croisant ainsi des populations musulmanes balkaniques comme les Pomaks, pour écouler une partie de leur marchandise et de là, à travers différents pays d’Europe de l’Ouest, jusqu’à l’Andalousie, faisant alors la jonction avec la route du sud, fréquentée, elle, par les Marocains. Or ce sont ces mêmes routes, d’est en ouest et du sud vers le nord qu’empruntent tous ceux qui aujourd’hui fuient la guerre ou la pauvreté.

Voir aussi une courte vidéo de cartes commentées surhttp://abonnes.lemonde.fr/europe/video/2015/09/03/migrants-la-crise-europeenne-expliquee-en-cartes_4744560_3214.html

Les routes des migrants vers l'Europe
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