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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Changement climatique : la Chine souffle le chaud et le froid

Publié par philippe piercy sur 7 Novembre 2015, 07:51am

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Dans Le Monde (http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/11/05/climat-la-chine-souffle-le-chaud-et-le-froid_4804003_3232.html#oWo8jt7EBfxFW8iL.99) un aperçu des positions de puissance de la Chine à l'approche de la COP 21, mais aussi de son extrême dépendance au charbon, largement sous évaluée par ses statistiques: extraits:

Plus personne ne doute de la volonté de la Chine sur le dossier climatique. La deuxième économie du monde – et le premier émetteur de gaz à effet de serre – entend être un pays leader dans la lutte contre le réchauffement climatique. C’est une évolution majeure par rapport à la conférence sur le climat de Copenhague en 2009, où la Chine fit de l’obstruction.

Pour Pékin, l’affaire relève d’abord d’une nécessité intérieure. Les niveaux de pollution atteints dans les villes de la moitié nord du pays sont aujourd’hui tels que la colère gronde au sein de la population. Mais l’ambition est diplomatique aussi. Face à la méfiance que suscitent l’ascension de ce pays-continent en Asie et la montée des tensions en mer de Chine méridionale, Pékin trouve dans le dossier climat un dossier plus consensuel. Mieux encore, le sujet lui permet de parler d’égal à égal avec les Etats-Unis, deuxième émetteur mondial de gaz.

C’est enfin une affaire personnelle. Lorsque la Chine annonce, au cours de la visite officielle de Xi Jinping en septembre à Washington, qu’elle ouvrira un marché carbone d’ici deux ans, lorsqu’elle multiplie les déclarations communes sur le dérèglement climatique avec l’Union européenne, le Brésil, l’Inde et cette semaine avec la France, elle renforce d’autant l’aura de M. Xi auprès de son peuple, auquel il vend un « rêve chinois » de puissance et de prospérité.

Mais la Chine est aujourd’hui rattrapée par le réel. Pékin a massivement sous-évalué, entre 2000 et 2012, sa consommation de charbon, selon de nouvelles données du Bureau chinois des statistiques, sur lesquelles le New York Times a attiré l’attention mardi. Même avec toute la bonne volonté des autorités, ces nouveaux chiffres font que la Chine aura bien du mal à tenir ses engagements – notamment, celui de commencer à réduire ses émissions de gaz à effet de serre à partir de 2030.

La Chine a révélé qu’elle avait largement sous-estimé sa consommation de charbon depuis dix ans. Les nouveaux chiffres publiés par le bureau national chinois des statistiques révèlent une différence de 17 % pour l’année 2012.

Cela a évidemment une incidence sur la quantité de gaz à effet de serre rejeté dans le pays. D’après les premiers calculs, rien que sur l’année 2012, la différence atteindrait un milliard de tonnes de CO2, soit deux fois plus que ce que la France émet en une année…

Si ces 4,5 milliards de tonnes étaient émises par un pays, il se classerait à la troisième position des plus gros pollueurs de la planète (toutes énergies confondues)  source: Le Monde.fr - Les décodeurs.

Si ces 4,5 milliards de tonnes étaient émises par un pays, il se classerait à la troisième position des plus gros pollueurs de la planète (toutes énergies confondues) source: Le Monde.fr - Les décodeurs.

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