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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Laogaï, le goulag chinois

Publié par philippe piercy sur 21 Novembre 2015, 22:20pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

visible sur Arte jusqu'au 7/12: http://info.arte.tv/fr/laogai-le-goulag-chinois

Les victimes du système carcéral de "rééducation par le travail" sont estimées à 40 millions depuis 1949. Les effectifs actuels des camps, sous l'autorité des provinces, sont estimés à 4 millions. Tous ces prisonniers fournissent une part très importante de la production d'objets à très bas prix destinés à l'exportation. (voir: http://info.arte.tv/fr/pratiquement-tous-les-produits-chinois-bon-marche-proviennent-dun-camp-de-travail

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

En quoi les camps chinois se distinguent-ils des camps de travail en Union soviétique ou en Allemagne à l’époque nazie ?

La grande différence, c’est l’administration des camps, qui est tributaire de la force de travail des détenus, ce qui n’était pas le cas dans les goulags ou les camps de concentration. Le personnel des camps ne perçoit pas un salaire versé par l’Etat, il vit de ce que les prisonniers produisent. Ce qui explique qu’il n’y ait pas d’extermination ciblée dans les camps chinois comme sous les nazis. Les gardiens ont intérêt à ce que les détenus restent en vie pour pouvoir les exploiter. Les camps relèvent de l’administration régionale. Il serait donc illusoire de vouloir mettre fin à ce système à partir de Pékin.

Autrefois, en Chine, les travailleurs forcés étaient utilisés pour la construction d’infrastructures et dans l’agriculture. Quel rôle jouent-ils maintenant dans l’économie chinoise ?

Les chiffres exacts ne sont pas publics, cela va de soi. Mais on peut considérer que les camps de travail contribuent massivement à l’économie du pays. C’est un marché qui se chiffre en milliards. Souvent, il s’agit d’usines modernes que les Européens viennent visiter et où ils peuvent passer commande directement. Mais, derrière le bâtiment, ils ne voient pas la prison dans laquelle la marchandise est produite : guirlandes de Noël, emballages pour l’industrie pharmaceutique, vêtements, animaux en peluche, ou des pièces de machine... Pratiquement chaque produit chinois bon marché qui se retrouve dans nos magasins a été fabriqué dans un camp de travail. Sans les laogaïs, la Chine serait incapable de produire à si bas prix.

Dans votre film, il est aussi question de trafic d’organes dans les camps de détention.

Il s’agit là encore d’un commerce juteux qui se chiffre en millions. En Chine, la peine de mort continue existe. Autrefois, les condamnés étaient exécutés dans des procès publics ; aujourd’hui, l’exécution est pratiquée derrière les murs des prisons. Je sais, de témoins oculaires, que lors des exécutions, des ambulances attendent à l’intérieur du camp. Juste après leur mort, on prélève les organes des condamnés pour les revendre sur le marché. Cela profite à la fois aux hôpitaux et aux prisons.

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