Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  le blog geodatas

le blog geodatas

Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


La Chine réduit la voilure dans l'acier et le charbon

Publié par philippe piercy sur 11 Mars 2016, 17:58pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Une aciérie abandonnée à Qianying, dans la province du Hebei. lemonde.fr

Une aciérie abandonnée à Qianying, dans la province du Hebei. lemonde.fr

Dans Le monde du 11/6, un article qui souligne l'ampleur des réductions de capacités, et d'emploi, dans l'industrie lourde: extraits:

Un mois après l'annonce d'un plan de réduction des surcapacités, Pékin a donc évalué pour la première fois l'ampleur des réductions d'effectifs à venir dans l'industrie lourde. Ce n'est pas moins de 15 % de l'effectif total des deux secteurs qui est menacé.

Lors d'une conférence de presse, le ministre des ressources humaines, Yin Weimin, a annoncé la semaine dernière qu'1,3 millions de postes pourraient être supprimés dans le charbon et 500 000 dans le secteur de l'acier, sur un total de 12 millions d'employés. Un fonds de 100 milliards de yuans (13,8 milliards d'euros) pour reclasser les employés dans les deux prochaines années.

Un mois après l'annonce d'un plan de réduction des surcapacités, Pékin a donc évalué pour la première fois l'ampleur des réductions d'effectifs à venir dans l'industrie lourde. Ce n'est pas moins de 15 % de l'effectif total des deux secteurs qui est menacé.

Lors d'une conférence de presse, le ministre des ressources humaines, Yin Weimin, a annoncé la semaine dernière qu'1,3 millions de postes pourraient être supprimés dans le charbon et 500 000 dans le secteur de l'acier, sur un total de 12 millions d'employés. Un fonds de 100 milliards de yuans (13,8 milliards d'euros) pour reclasser les employés dans les deux prochaines années.

Le problème des surcapacités chinoises n'est pas nouveau pour le premier producteur et consommateur de charbon et d'acier au monde, mais il est d'autant plus aigu que la demande s'effondre. Après la crise de 2008, la Chine a relancé son économie à coups de milliards d'investissements orientés vers les infrastructures. L'immobilier explosait aussi, tractant la demande d'énergie bon marché à base de charbon et de matières premières. Entre 1990 et 2014, la production d'acier chinoise a été multipliée par douze. Mais depuis 2012, une crise de l'immobilier a été le déclencheur du ralentissement de la croissance et en particulier celle de l'industrie lourde. Pour la première fois en 2014, la consommation chinoise de charbon a légèrement baissé. Idem en 2015, où malgré une très légère hausse de la consommation d'énergie (0,9 %), la Chine a brûlé 3,7 % de charbon de moins que l'année précédente.

Les licenciements sont particulièrement délicats en Chine. Habitué au plein-emploi, le pays ne prévoit que des pensions misérables pour les chômeurs. Le code du travail est très protecteur pour les employés, rendant difficiles les licenciements économiques. Avec le fonds de 100 milliards de yuans, les autorités veulent assurer une transition en douceur. Car Pékin veut à tout prix éviter des mouvements sociaux. " Nous constatons de plus en plus de manifestations depuis deux ans, indique Geoffrey Crothall, porte-parole de l'organisation non gouvernementale China Labour Bulletin (CLB) installée à Hongkong. Dans la plupart des cas, les travailleurs protestent contre des salaires ou assurances non payés ou des licenciements. Le secteur minier a vu une augmentation significative de ces mouvements ", précise-t-il.

Le cas de Longmay, entreprise qui extrait et traite du charbon, est exemplaire. En septembre 2015, l'entreprise détenue par la province septentrionale du Heilongjiang annonce qu'elle doit licencier 100 000 salariés, sur un effectif de 240 000 " d'ici à la fin de l'année ". Des manifestations éclatent, avec arrestations des leaders. Le gouvernement local est finalement venu en aide de l'un des premiers employeurs de la province en lui accordant plusieurs prêts. Les suppressions de postes sont suspendues. En janvier 2016, 20 000 anciens employés ont été transférés dans des fermes d'Etat. Leur salaire est pris en charge par la province pour trois ans.

La Chine a déjà connu des périodes de licenciements massifs, notamment lors de la crise asiatique à la fin des années 1990. En cinq ans, 28 millions de personnes avaient perdu leur emploi. Pour Yin Xingmin, professeur d'économie industrielle à l'université Fudan de Shanghaï, la tâche est moins compliquée aujourd'hui. " La majorité des employés du secteur ne sont plus des employés d'Etat comme il y a vingt ans. La plupart sont des travailleurs migrants, employés par des entreprises privées ou par des entreprises d'Etat, mais sous des contrats plus flexibles. " De ce fait, ils sont aussi moins protégés. " Beaucoup de travailleurs non déclarés ne recevront sans doute rien du tout ", estime Geoffrey Crothall.

Un mois après l'annonce d'un plan de réduction des surcapacités, Pékin a donc évalué pour la première fois l'ampleur des réductions d'effectifs à venir dans l'industrie lourde. Ce n'est pas moins de 15 % de l'effectif total des deux secteurs qui est menacé.

Lors d'une conférence de presse, le ministre des ressources humaines, Yin Weimin, a annoncé la semaine dernière qu'1,3 millions de postes pourraient être supprimés dans le charbon et 500 000 dans le secteur de l'acier, sur un total de 12 millions d'employés. Un fonds de 100 milliards de yuans (13,8 milliards d'euros) pour reclasser les employés dans les deux prochaines années.

Le problème des surcapacités chinoises n'est pas nouveau pour le premier producteur et consommateur de charbon et d'acier au monde, mais il est d'autant plus aigu que la demande s'effondre. Après la crise de 2008, la Chine a relancé son économie à coups de milliards d'investissements orientés vers les infrastructures. L'immobilier explosait aussi, tractant la demande d'énergie bon marché à base de charbon et de matières premières. Entre 1990 et 2014, la production d'acier chinoise a été multipliée par douze. Mais depuis 2012, une crise de l'immobilier a été le déclencheur du ralentissement de la croissance et en particulier celle de l'industrie lourde. Pour la première fois en 2014, la consommation chinoise de charbon a légèrement baissé. Idem en 2015, où malgré une très légère hausse de la consommation d'énergie (0,9 %), la Chine a brûlé 3,7 % de charbon de moins que l'année précédente.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Archives

Articles récents