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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Dambisa Moyo, L’Aide fatale. Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique

Publié par philippe piercy sur 19 Septembre 2016, 11:18am

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Dambisa Moyo, L’Aide fatale. Les ravages d’une aide inutile et de nouvelles solutions pour l’Afrique

Une recension critique et argumentée d'un ouvrage, celui de D. Moyo, dont le succès mondial a été révélateur des discours polémiques et largement simplifiés sur l'aide au développement:

http://www.cairn.info/revue-afrique-contemporaine-2009-4-page-209.htm

extrait de la conclusion de M. Raffinot:

Il est enfin intéressant de noter que l’auteure semble avoir récemment infléchi son discours. Dans un article publié dans les colonnes de La Tribune, le 17 septembre, elle affirme que « les pays riches pourraient proposer [aux États africains] un doublement des subventions pendant dix ans avant d’y mettre un terme ». Beaucoup de bruit pour rien ?

Pas tout à fait, car une autre lecture est possible : comme le dit Dambisa Moyo, ce livre résulte de la frustration, voire de l’écœurement d’une jeune Africaine face à l’état actuel de son pays (qu’elle oppose aux espoirs de la génération des indépendances). L’aide est critiquée parce que Dambisa Moyo la perçoit comme confortant une situation de stagnation, de passe-droits, d’inégalités, de népotisme, de flagornerie vis-à-vis des puissants, de non-reconnaissance des mérites – situation qu’une jeune diplômée comme elle ne peut que chercher à fuir. Et il y a en Afrique des centaines de milliers de jeunes diplômés comme elle.

Reste une interrogation : pourquoi ce livre a-t-il soulevé une telle tempête médiatique ? Les médias sont-ils à ce point incapables de rendre compte de débats complexes qu’ils se jettent sur des thèses aussi simplistes, du moment qu’elles semblent radicales ?

Une autre recension développée de cet ouvrage et incluant les ouvrages de Serge Michailof et Alexis Bonnel, qui critiquent fortement l'ouvrage de D. Moyo, Notre maison brûle au sud : Que peut faire l’aide au développement ?, Paris, Fayard (« Commentaire »), 2010, 366 p. et de Jean-Michel Severino et Jean-Michel Debrat, L’Aide au développement, Paris, Le Cavalier bleu Éditions, 2010, 128 p. :

Cahiers d'Etudes africaines 202/203 Claude Freud
(CIRAD), Montpellier. Ce texte très clair est accessible par le lien: https://www.cairn.info/revue-cahiers-d-etudes-africaines-2011-2-page-649.htm

extrait de l'article sur les ouvrages discutant le brûlot de Dembisa Moyo:

Les auteurs plaident pour une aide publique au développement rénovée, dont la légitimité est de réguler le phénomène de la mondialisation par des interventions destinées à éviter que la croissance très rapide des pays émergents ne mette en péril nos équilibres écologiques. Ils considèrent qu’il y va de l’intérêt du Nord que la frustration des exclus du développement ne provoquent des crises qui le menacent et si, jusqu’ici, la diplomatie, le commerce international, les interventions militaires, l’aide humanitaire ont réussi à régler le problème, il est prévisible que la diplomatie et l’aide militaire perdront de leur efficacité. Dans ces conditions, ils proposent qu’une aide publique au développement rénovée puisse permettre de gérer le problème.

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