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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


En matière de santé, les inégalités géographiques ont autant d’impact que les disparités sociales.

Publié par philippe piercy sur 3 Octobre 2016, 10:09am

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

En matière de santé, les inégalités géographiques ont autant d’impact que les disparités sociales.

Par le lienhttp://archive.francesoir.fr/actualite/sante/votre-sante-ou-habiter-pour-bien-se-porter-101329.html

une recension simple de l'ouvrage sur les inégalités territoriales de santé par E. Vigneron.

extrait:

En Ile-de-France, par exemple, quelques minutes en RER B suffisent pour voir, à sexe et âge égal, le risque de mourir augmenter de 82 % entre la station Port-Royal en plein centre de Paris (– 30 % par rapport à la moyenne régionale), et La Plaine-Saint-Denis en banlieue nord (+ 28 %). Des paramètres auxquels on ne pense jamais tandis que les paysages défilent derrière les fenêtres du wagon. Des écarts qui s’expliquent en partie par le niveau économique, la surpopulation des cités et la proportion de médecins par habitant : 20,3 généralistes et 68,5 spécialistes pour 10.000 habitants dans le VIe arrondissement de la capitale, contre 5,9 généralistes et 1,6 spécialiste à La Courneuve.

Mais l’accès aux soins n’est pas l’unique explication. Ainsi, le long de l’autoroute A1, la mortalité prématurée, c’est-à-dire avant 65 ans, chute à – 23 % sous la moyenne française dans le petit village de La Canourgue en Lozère, alors qu’il s’envole à + 21 % à 167 km de là, à Béziers, ville qui compte 1,2 généraliste pour 1.000 habitants, soit une des plus fortes densités du pays. Selon Didier Fassin, professeur à l’école des Hautes études en sciences sociales, « les inégalités se jouent dans la survenue des maladies et non dans la capacité de la médecine à les soigner ».

(...)

Zones rurales: Plus on s’éloigne des préfectures, plus le taux de mortalité augmente : 941,8 pour 100.000 en ville, contre 1.030,2 pour 100.000 dans les cantons les plus reculés, soit une variance de 9,6 %. Une partie de cette différence s’explique par une proportion plus importante des personnes de plus de 75 ans dans les zones rurales, mais aussi par une moins bonne visibilité des campagnes d’information de santé comme le dépistage du cancer du sein ou les affiches anti-tabac, un temps d’accès aux urgences nettement plus élevé,
23 min en moyenne, contre 4,30 min dans les grandes villes, ou simplement la difficulté de multiplier consultations et examens dès l’apparition de symptôme
s.

Banlieues et cités: Au-delà des problèmes purement économiques, dans les secteurs particulièrement repliés sur eux-mêmes ou les taux de chômages explosent, comme dans les quartiers Nord de Marseille, la banlieue nord de Paris, ou la périphérie de Lyon, d’autres difficultés apparaissent. L’inactivité regroupe les habitants des cités dans l’espace public, ou les épidémies se propagent plus facilement. Les relations sociales se font plus agressives et donc plus anxiogènes, entraînant des dépressions. Et les comportements à risques comme l’alcool et la drogue se développent. Dans ces zones urbaines dites « sensibles », 44 % des personnes âgées de 45 à 49 ans se déclarent en mauvaise santé, contre 29 % dans le reste de la population.

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