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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


L'Inde réduit les impôts des plus modestes

Publié par philippe piercy sur 2 Février 2017, 16:21pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

L'Inde réduit les impôts des plus modestes

Dans Le Monde du 3/2/2017, un aperçu de la nouvelle lutte des autorités indiennes contre la pauvreté, rurale notamment: extraits:

Le gouvernement espère accroître le nombre de contribuables en abaissant de moitié le taux d'imposition sur les tranches les plus basses, et continue sa bataille contre la circulation de l'argent liquide échappant au fisc. M.  Jaitley a annoncé l'interdiction prochaine de toute transaction en espèces supérieure à 300 000 roupies (4 118  euros) et toute donation en liquide supérieure à 2 000 roupies (27  euros) à un parti. Mais la donation restant anonyme, il sera facile aux formations politiques de contourner la règle.

A quelques jours d'élections régionales importantes pour le Bharatiya Janata Party (BJP), le parti nationaliste hindou au pouvoir, le budget de cette année prévoit également une hausse de 24  % des dépenses destinées aux zones rurales. Près des deux tiers de la population y vivent. L'Etat indien veut financer la construction de routes, de réseaux d'irrigation, accélérer l'électrification des villages, et faciliter l'accès des fermiers au crédit. Après avoir qualifié le programme garantissant 100 jours d'emploi par an aux familles rurales, d'" échec monumental ", lorsqu'il était dans l'opposition, le premier ministre Narendra Modi s'est finalement résolu à porter ses crédits à 6,5  milliards d'euros.

Menaces

Ce programme offre des revenus complémentaires aux paysans qui participent à des travaux de construction d'infrastructures comme des canaux d'irrigation. Si le gouvernement veut doubler le revenu des agriculteurs d'ici 5 ans comme il s'y est engagé, la croissance du secteur agricole, qui plafonne à hauteur de 4,5  %, ne suffira pas. Les économistes espèrent que ces dépenses relanceront la demande intérieure qui a été ralentie, faute de liquidités disponibles, par les mesures de démonétisation. La consommation des ménages reste pour l'instant le principal moteur de la croissance indienne, dans une période où les investissements des entreprises peinent à décoller. Dans l'édition du 2  février du quotidien The Indian Express, l'économiste Ila Patnaik, conseillère du gouvernement, estime toutefois que les autorités fédérales ont rompu avec une politique " populiste " du passé consistant à lancer de grands programmes de subvention destinés aux plus défavorisés. " Il essaie de rendre les pauvres plus heureux en montrant du doigt les difficultés rencontrées par les riches ", comme la lutte contre l'évasion fiscale ou la hausse du taux d'imposition sur les tranches de revenus les plus élevées, écrit-elle.

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