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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Vaste trafic de blanchiment de bois illégal au Brésil Chaque minute, la planète perd l'équivalent de 50 terrains de football de forêt. Au Brésil, le taux de déforestation a bondi en 2013 de près d'un tiers.

Publié par philippe piercy sur 27 Juillet 2017, 18:12pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

En Amazonie, la déforestation contribue au réchauffement climatique en provoquant près de 20 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. INRA/Christophe MAITRE

En Amazonie, la déforestation contribue au réchauffement climatique en provoquant près de 20 % des émissions mondiales de dioxyde de carbone. INRA/Christophe MAITRE

Un article un peu daté mais documenté sur l'illégalité dominante dans l'exploitation forestière en Amazonie brésilienne: http://abonnes.lemonde.fr/planete/article/2014/05/17/vaste-trafic-de-blanchiment-de-bois-illegal-au-bresil_4420433_3244.html

extrait:

Des études et certains médias ont relevé le large différentiel existant entre les volumes d'arbres abattus et les quantités autorisées. De fait, un nombre important de bois illégal arrive sur le marché brésilien ou international après avoir été « blanchi » à l'aide de documents obtenus frauduleusement. Selon l'Institut de l'environnement et des ressources naturelles renouvelables (Ibama), rien que dans les Etats du Maranhão et du Pará en 2013, quelque 500 000 mètres cubes de bois sciés ont ainsi été certifiés par des faux papiers, soit l'équivalent de 14 000 camions.

C'est une partie de ce trafic qu'a révélé Greenpeace dans son rapport. Parmi les nombreux cas recensés, cinq d'entre eux mettant en lumière les différents modes de fonctionnement de ce système illégal et ayant recours à de véritables réseaux criminels ont été rendu public cette semaine. Ils corroborent les investigations du juge fédéral Bruno Valente qui s'apprête, dans les prochains jours, à ouvrir une vaste procédure.

TRAFIC DE « CRÉDITS DE COUPE »

Ensembles, ils pointent les nombreuses lacunes de ce système dit de « crédits de coupe » dont profite ce marché illicite. La quantité commercialisée est traduite en nombre de crédits, qui passeront du vendeur à l'acheteur avec l'autorisation du Plan de management forestier (PMFS). Les opérateurs s'assurent que le nombre de crédits correspond bien à la quantité de bois commercialisé. Mais les transactions peuvent se faire entre différents Etats sans forcément utiliser les mêmes systèmes de contrôle.

Ces enquêtes pointent des « dédoublements » de crédits provoqués par un retard de transfert de l'information d'un système à l'autre. Ces failles dans le système entraînent des retours de crédits à l'entreprise vendeuse, même s'ils ont été transférés à l'entreprise acheteuse. Cette dernière contactant alors l'agence environnementale, précisant que les crédits n'ont pas été transférés, répète ainsi la même action et dédouble les crédits avec un nouveau transfert. Il s'opère donc un surplus de crédits qui apparaît au premier abord légal puisqu'il a été autorisé par l'agence environnementale…

UN SYSTÈME DE CONTRÔLE BRÉSILIEN INOPÉRANT

Conséquence : dépassement des coupes, mise en circulation de nouveaux crédits et déforestation accrue quasi invisible. L'exemple de la société Tecniflora, implantée dans la commune d'Anajás et pointée du doigt par Greenpeace, résume l'ampleur du phénomène. En 2012, l'entreprise a reçu l'autorisation de la PFMS de récolter quelque 120 000 m3 de bois dont 5 800 m3 du précieux Ipé. Or selon l'Institut géographique brésilien, cette espèce n'existe pas dans cette région humide car elle pousse en milieu sec.

Par ailleurs, selon, une inspection fin 2013 des agents Secrétariat environnemental de l'Etat (Sema) ont relevé qu'à peine 5 % de la zone avait été cultivée alors que dans les registres 99,9 % des crédits de Tecniflora avaient été exploités. Soit autant de mètres cubes d'Ipé et de bois plus traditionnels introduits dans le système de blanchiment. « Ces fraudes systématiques montrent que le système de contrôle en place au Brésil est structurellement inopérant. Si l'administration brésilienne et les importateurs continuent cyniquement de fermer les yeux sur ces fraudes, les enquêtes ponctuelles de la justice brésilienne seront impuissantes à réformer le système », déplore Jérôme Frignet, spécialiste des filières bois et du Brésil chez Greenpeace.

En janvier 2014, Antonio Carlos Hummel, ancien président de l'Agence nationale brésilienne de la forêt, avait souligné que le taux de coupes illégales en Amazonie n'avait jamais atteint dans le passé moins de 60 %. Les lois et les pratiques changent, mais les taux ne varient guère.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/05/17/vaste-trafic-de-blanchiment-de-bois-illegal-au-bresil_4420433_3244.html#HL3yGFzulfgjXVqH.99

 

NB par le lien https://www.greenpeace.fr/bois-illegal-bresilien-se-deverse-europe-detruit-lamazonie/

un document de 2008 établi par Greenpeace expose des exemples de ces détournements de la légalité , malgré le durcissement des procédures de plan d'aménagement forestier depuis 2003

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