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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


crise de dettes des Etats brésilien

Publié par philippe piercy sur 8 Septembre 2017, 15:53pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

crise de dettes des Etats brésilien

Dans Le Monde du 8/9/2107 un aperçu de la crise financière des Etats du Brésil:

L’Etat de Rio , précipité dans la faillite à la suite des difficultés de Petrobras, a obtenu de Brasilia l’octroi de 11,1 milliards de reais de crédits en 2017 et 2018. Mais, en contrepartie, Rio devra mener un sévère plan de rigueur.

L’Etat de Rio, précipité dans la faillite à la suite des difficultés du groupe public pétrolier Petrobras, dont il est fortement dépendant, a obtenu de Brasilia l’octroi de 11,1 milliards de reais (3 milliards d’euros) de crédits en 2017 et 2018. Il sera aussi exonéré du règlement de la dette due à l’Etat fédéral jusqu’en 2020, économisant près de 30 milliards de reais. « Avec cet accord, l’Etat de Rio paiera de nouveau ses factures en temps et en heure, qu’il s’agisse de fournisseurs, de salaires, de retraites. A partir d’aujourd’hui commence le retour à la normale », a commenté le ministre de l’économie, Henrique Meirelles.

Mais cette main tendue exige des contreparties. Rio devra mener un sévère plan de rigueur pour revenir à l’équilibre budgétaire d’ici cinq ans. Au-delà de l’effort programmé, comme la vente annoncée de la Cedae, entreprise de distribution de l’eau, le quotidien O Globo évoque la possibilité de licencier des fonctionnaires et de privatiser d’autres établissements comme l’université de l’Etat de Rio de Janeiro (UERJ). A l’appui de cette présomption, la mention d’une « révision de l’offre d’enseignement supérieur » ainsi que la démission de fonctionnaires, suggérées à Rio par le ministère de l’économie dans le document.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2017/09/08/le-sauvetage-couteux-de-l-etat-de-rio-de-janeiro_5182781_3234.html#GChijv5WVkxOgzWq.99

 

voir aussi: http://abonnes.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/31/au-bresil-la-dette-dans-tous-ses-etats_5071946_3222.html

Placé en juin 2016 en situation de « calamité financière », l’Etat de Rio, dont la capitale fut sous les feux des projecteurs lors des Jeux olympiques d’été de 2016, plonge chaque jour un peu plus dans le chaos. Entamant l’année 2017 avec une dette estimée à 19 milliards de reais, soit 5,6 milliards d’euros, le gouverneur de l’Etat, Fernando Pezao, acculé, mène une âpre négociation avec le gouvernement du président Michel Temer, et en particulier son sévère ministre de l’économie, Henrique Meirelles, pour sortir du gouffre.

Cobaye ou exemple, l’Etat ne sera tiré d’affaire qu’en échange d’une cure à même de déclencher une explosion sociale. Le plan de sauvetage, finalisé jeudi 26 janvier, doit encore vaincre les réticences de la Cour suprême mais son contenu, qui a depuis plusieurs jours largement fuité dans la presse, provoque déjà l’ire des syndicats. Au-delà de la privatisation de la Cedae, entreprise chargée des eaux et égouts de Rio, il est question de rogner les salaires des fonctionnaires en augmentant la contribution au régime des retraites, y compris pour les retraités. Un plan de départs volontaires est aussi au programme. « Rio est un Etat qui a souffert de la malédiction du pétrole », a commenté M. Pezao.

 

Si la situation de l’Etat de Rio est la plus dramatique et urgente, il n’est pas le seul à plaider la clémence de Brasilia. Rio Grande do Sul et le Minas Gerais (sud du pays), en situation de « calamité financière », s’apprêtent à monnayer leur sauvetage et plus d’une dizaine d’autres traversent une situation délicate.

« La crise de la dette des Etats brésiliens n’est pas inédite. Cela fait vingt ans qu’ils réclament régulièrement une renégociation de leur dette », relativise Thiago Vidal, consultant chez Prospectiva, cabinet de conseil en politiques publiques. La récession historique que traverse le pays, asséchant les recettes fiscales, en particulier les royalties de la production pétrolière à Rio, a rendu le problème plus aigu, si ce n’est tragique. Mais le gouvernement, lassé de renflouer les Etats et lui-même soumis à une cure de rigueur, cherche aujourd’hui une solution radicale pour que cesse cette routine.

 

Cette mauvaise gestion est souvent synonyme de corruption, en particulier à Rio, où la crise financière de l’Etat se décline en scandale politique. L’ex-gouverneur Sergio Cabral est sous les verrous depuis le 17 novembre 2016. Il est suspecté d’avoir bénéficié du détournement de plusieurs centaines de millions de reais, notamment par le biais de la surfacturation de divers chantiers d’infrastructures, comme la rénovation du stade de football Maracana avant la Coupe du monde de football de 2014.(...)

Les fonctionnaires doivent-ils payer pour la désinvolture de leurs dirigeants ? Au-delà de la morale se pose la question de l’efficacité du dispositif imposé par Brasilia. Pour une partie des économistes, la crise de surendettement a mis en évidence les failles profondes du système de financement des Etats. « [Ces derniers] ne touchent que 20 % du total des recettes fiscales au Brésil, tout en assumant la prise en charge des universités, des hôpitaux… Il faut changer la mécanique », plaide Paulo Feldmann, professeur d’économie à l’université de Sao Paulo.


 
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