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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


A Johannesburg, quartiers libres pour les artistes

Publié par philippe piercy sur 8 Septembre 2013, 18:26pm

A Johannesburg, quartiers libres pour les artistes

Le projet " Hotel Yeoville ", de la plasticienne Terry Kurgan : dans un cybercafé, devant un ordinateur qui les prend en photo, des gens sont invités à parler librement.

HOTEL YEOVILLE

Dans Le Monde du 8/9/2013: extraits:

C'est une ville en pleine mutation. Une ville fondée en 1886 autour des mines d'or, et qui ressemble aujourd'hui à un puzzle de banlieues juxtaposées les unes aux autres. Dans le cadre de la saison culturelle de l'Afrique du Sud en France, deux événements organisés à Paris et en région parisienne permettent de prendre le pouls de cette Johannesburg en mouvement : le Festival d'Ile-de-France, dimanche 8 septembre à Chaussy (Val-d'Oise), et le programme multiculturel " Sharp Sharp ", du 12 octobre au 8 novembre, à la Gaîté-Lyrique à Paris. Rencontre avec des artistes qui racontent leur ville.

Quartier de Braamfontein Un samedi ordinaire d'été à Braamfontein, au centre-ville. Les deux étages d'un bâtiment historique ouverts sur la rue sont occupés par une centaine de fermiers locaux pour le Neighbourhood Goods Market... La jeunesse chic de " Joburg ", noire, blanche, métisse, indienne, s'y retrouve pour boire un verre sur la terrasse. En face, le café-concert, The Kitcheners, accueille une brocante et un DJ. Braamfontein est devenu le coeur de la vie culturelle de la ville.(....)

Quartiers de CBD et Hillbrow Zamani Xolo a donné rendez-vous à CBD (Central Business District), un des quartiers abandonnés, avec Hillbrow, dans les années 1990 par les Blancs, à qui ils étaient réservés pendant l'apartheid. En haut de la tour Lister Medical Building, qui abrite un centre médical pour malades du sida, la télé du Web, Skyroom, enregistre tous les samedis, au coucher du soleil, un concert live sur son toit.

" Moi, j'ai grandi à Durban, rapporte Xolo, et j'ai déménagé à Joburg pour mon travail de graphiste. J'ai habité dans beaucoup de quartiers. Les gens d'ici ne bougent pas, ils restent séparés dans des quartiers résidentiels. Nous, les Sud-Africains, nous ne nous connaissons pas, car nous avons été séparés pendant si longtemps. "

Dans un studio d'Hillbrow, Ray Phiri, star du mbaqanga dans les années 1970 et 1980, répète avec son nouveau groupe pour son concert du 8 septembre en France. Dans ce quartier, impossible de laisser une voiture vide : trop dangereux. Une photographe sud-africaine demande à être accompagnée pour prendre des clichés de Phiri dans la rue : " Avant, nous n'avions qu'un seul ennemi : l'apartheid, résume le guitariste, dont les concerts avec Stimela finançaient la lutte contre le gouvernement ségrégationniste. Maintenant, nous en avons d'autres : le sida, l'illettrisme, la misère, les drogues, les violences faites aux enfants et aux femmes, la criminalité...

(...)

Ce sont les violences de 2008 contre ces immigrés qui ont inspiré la plasticienne Terry Kurgan. De 2009 à 2011, elle lance le projet Yeoville Hotel pour " encourager les immigrants à partager leur histoire ". Elle s'appuie sur les trente cybercafés qui jalonnent quatre pâtés de maison du quartier. Devant un ordinateur qui les prend en photo, chaque participant dit ce qui lui passe par la tête. C'est cette expérience, racontée dans Yeoville Hotel (Ed. Fourthwall Books), qu'elle veut reproduire tous les dimanches d'octobre à la Gaîté-Lyrique en faisant se rencontrer Français et Sud-Africains par l'intermédiaire d'un café Internet de Yeoville.

Township d'Orange Farm Les manifestations xénophobes n'ont pas disparu pour autant. Sur le chemin d'Orange Farm, un township à 40 km au sud de Johannesburg, de nouvelles marches contre les Zimbabwéens et les Somaliens sont annoncées à la radio un dimanche de juin. Orange Farm, avec ses maisons de 45 m 2 en terre rouge, appelées les Relocation Development Projects, les RDP, a été construit pour accueillir les déplacés que l'apartheid avait laissés démunis, notamment après la destruction des quartiers mixtes de Sophia Town ou de District 6.

La suite à lire sur:

http://www.lemonde.fr/journalelectronique/donnees/libre/20130908/index.html?cahier=QUO

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