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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


18 novembre 2010 Tout va bien - le Peak Oil est atteint, dit l’Agence internationale de l’énergie

Publié par philippe piercy sur 29 Novembre 2010, 09:22am

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Dans le blog de M. Auzanneau, intéressant article et débats acerbes sur le peak oil et ses conséquences:

 

http://petrole.blog.lemonde.fr/2010/11/18/tout-va-bien-le-peak-oil-est-atteint-dit-lagence-internationale-de-lenergie/

 

Extrait du début de cet article:

 

HISTORIQUE. Aucune raison de s’inquiéter, selon l’AIE. L’ancien directeur de l’Ecole nationale supérieure de géologie n’est pas d’accord. Il n’est pas le seul.

Près de 30 % de la production des puits aujourd’hui en activité aura disparu dans 10 ans, passant de 68 à 48 millions de barils par jour (mb/j) en 2020. Et dans une génération, en 2035, les champs de pétrole actuellement exploités ne fourniront plus que 17 mb/j, soit moins d’un cinquième de la demande future, d’après le graphe reproduit ci-dessous, issu du rapport annuel que vient de rendre public l’Agence internationale de l’énergie (AIE).

 

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Vous trouvez ça compliqué ? Regardez-bien, c’est pourtant clair désormais : la production mondiale actuelle de pétrole est officiellement entrée en déclin rapide, et toute la question est de savoir si l’industrie de l’or noir pourra… ou pas… développer suffisamment vite des capacités de production nouvelles assez importantes pour éviter une profonde et durable crise énergétique globale !

Nous avons déjà franchi le pic pétrolier, reconnaît l’Agence internationale de l’énergie (AIE). La production de pétrole conventionnel a atteint son « pic historique » en 2006, elle ne le redépassera « jamais » : telle est la bombe lâchée – et aussitôt désamorcée – par l’AIE, l’organisme parisien chargé de conseiller les pays riches de l’OCDE.

Car il n’y a pas de crainte à avoir, rassure l’AIE : la mise en production de champs pétroliers déjà découverts ainsi que la découverte de nouveaux champs permettront de maintenir les extractions de pétrole conventionnel sur un « plateau ondulant » au moins jusqu’en 2035. Et puis même si la production de pétrole conventionnel n’augmentera donc plus « jamais », l’AIE promet que l’offre mondiale de carburants liquides pourra quand même continuer à croître (et à satisfaire la demande) grâce au développement de la production des pétroles non-conventionnels et à la liquéfaction du gaz naturel.

D’après l’AIE, le « plateau ondulant » du pétrole conventionnel devrait pouvoir être maintenu entre 68 et 69 millions de barils par jour (mb/j), à peine juste en-dessous du maximum de 70 mb/j atteint en 2006. Et le développement « très rapide » des pétroles non-conventionnels et de la liquéfaction du gaz naturel permettra d’atteindre une production totale de carburants liquides 96 mb/j en 2035, contre 80 mb/j en 2009.

Jusqu’ici jamais l’AIE n’avait admis une possible stagnation de la production de pétrole conventionnel.

[ Une fois seulement, en 1998, l’AIE a mis en avant des graphiques montrant un déclin de la production mondiale de pétrole (pdf, voir pp. 100, 103, 104). Le pic de production était à l’époque prévu quelque part entre 2012 et 2020… Encore n’était-ce alors qu’une hypothèse, et non un scénario officiel. La “normalisation” du discours de l’AIE qui a suivi ce rapport de 1998 est très instructive. Un jeune thésard britannique, Lionel Badal, en donne plus qu’un aperçu dans une enquête publiée sur [oil man]. ]

La pente du déclin des champs aujourd’hui en activité envisagé dans le nouveau rapport annuel de l’AIE est très prononcée, de l’ordre de 3 % par an. Cela représente 2 mb/j de capacités de production supplémentaires à mettre en place chaque année, soit un peu plus que la consommation d’un pays tel que la France.

De nombreux experts indépendants doutent fortement que la production mondiale puisse être maintenue grâce au développement de nouvelles capacités de production. Même la presse s’interroge, à l’instar du site du New York Times.

Pourquoi mettre en question l’étude mondiale de référence dans le domaine de l’énergie ?

« Il me semble que l’AIE pèche à nouveau par excès d’optimisme », répond par exemple Bernard Durand, ancien directeur de la division géologie-géochimie de l’Institut français du pétrole et ancien directeur de l’Ecole nationale supérieure de géologie de Nancy.

« Excès d’optimisme » ?

L’AIE prévoit que la production des champs pétroliers qui restent encore à découvrir atteindra 23 mb/j en 2035. Cela suppose de dénicher deux fois la production de l’Arabie Saoudite d’ici aux alentours de 2025 (puisqu’ensuite, il faut compter entre 7 et 10 ans pour lancer la production d’un champ nouvellement découvert). Le problème c’est qu’à part quelques références à « l’Arctique », le rapport de l’AIE ne dit pas où l’industrie a des chances de faire de nouvelles découvertes aussi massives. Et les réserves que recèlerait l’océan Arctique, c’est « la boule de cristal », critique Bernard Durand.

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