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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


L’Aquifère Guarani, 4 pays pour 1 robinet

Publié par philippe piercy sur 17 Novembre 2011, 19:08pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Par le lien http://entre2o.free.fr/?p=296  un document (texte et vidéo) sur les enjeux d'une vaste et complexe réserve d'eau souterraine transfrontalière.

Extrait:

 

Présentation du Guarani
L’Aquifère Guarani est une de ces vastes ressources d’eau souterraine qui s’étend sous pas moins de quatre pays: le Brésil, l’Argentine, le Paraguay et l’Uruguay. Il y a quelques années, on pensait que l’aquifère Guarani était le plus grand aquifère au monde. Un projet a donc été entamé, initialement par des scientifiques des quatre pays, puis repris par les quatre gouvernements, pour étudier cette ressource, évaluer sa taille et ses propriétés et enfin comprendre ce qu’il y avait sous leurs pieds. C’est ce projet, financé par le GEF (Global Environment Facility), administré par la Banque Mondiale et implanté par les quatre pays avec l’aide de l’OAS (Organization of American States), que nous avons étudié.

 

Aujourd’hui, l’attention internationale commence petit à petit à se porter sur ces immenses réserves d’eau souterraines. Il y a peu, le programme ISARM de l’UNESCO-PHI (Gestion des ressources aquifères partagées) a produit l’« Atlas des aquifères transfrontaliers- cartes mondiales, coopération régionale et stocks locaux ». Cet atlas a été présenté à la Semaine mondiale de l’eau 2009 à Stockholm. (Disponible en ligne). A l’heure où la population mondiale ne cesse de croître et où l’on se rend compte que nos ressources sont limitées, les aquifères se révèlent être de formidables poumons aquatiques permettant aux pays en manque d’eau un répit supplémentaire. Mais que l’on ne s’y trompe pas : ces aquifères sont exploités depuis des années et partout dans le monde. Nombreuses sont les communautés, en France, au Paraguay ou dans le Sahara, qui survivent uniquement grâce à leurs puits. Cependant, ils sont méconnus : souvent profonds, ils sont difficiles à étudier et l’habitude est devenue de les exploiter sans en connaître la teneur et donc les conséquences.

 

Sur le Guarani, c’est justement l’exploitation qui a attisé la curiosité des chercheurs : par endroits, l’eau extraite est très pure et quasiment immédiatement potable, tandis qu’à d’autres, elle est saline ou chargée en arsenic et autres produits chimiques. Parfois, les puits creusés permettent d’extraire des centaines de milliers de m3 d’eau, et parfois la réserve s’épuise en quelques semaines. Quelle est donc la magie de cet aquifère ? Combien d’eau est-il possible d’extraire et quelles en seront les conséquences ? Et, à l’inverse, quels sont les impacts des activités humaines sur cette ressource si précieuse ?

 

 

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