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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Le partage de la mer (émission Thalassa)

Publié par philippe piercy sur 19 Novembre 2012, 18:57pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Une bonne sélection d'extraits de la dernière émission de Thalassa sur les frontières maritimes par le lien:

http://www.thalassa.france3.fr/index-fr.php?page=archives&id=444

 

programme:

Un mur dans le Pacifique

Une frontière apparaît toujours à terre, la ligne de démarcation y est bien concrète bien visible. Mais comment fait-on pour prolonger une frontière en mer ?
Lorsqu'il s'agit de marquer, de protéger leur territoire, rien ne saurait arrêter les Américains qui ont érigé un véritable mur dans l'océan Pacifique, entre le Mexique et les Etats-Unis.
En 1993, une rangée de piliers est plantée sur la plage qui sépare Tijuana, au Mexique, de San Diego, aux Etats-Unis. Mais brassée par la houle, rongée par le sel, cette barrière de métal donnait des signes de fatigue.
En 2012, le gouvernement américain a donc décidé de renforcer ce barrage dans le Pacifique. Une mission confiée au corps d'élite des ingénieurs de l'armée américaine qui mettent leurs compétences au service d'une seule cause : stopper l'immigration clandestine.

Un reportage d’Isabelle Moeglin et Denis Bassompierre
Une production France 3 - Thalassa

Les nouveaux conquérants (extrait)

Il est aujourd’hui possible pour les Etats d’étendre leurs frontières maritimes au-delà des traditionnels 200 miles marins.
Comment ? En prouvant scientifiquement aux Nations Unies que leur « plateau continental », c’est à dire la continuité géologique du continent sous la mer, va au-delà de cette distance. Une aubaine pour la France qui détient le deuxième domaine maritime du monde, et qui pourrait donc s’agrandir de 2 millions de Km2 soient 4 fois la taille de l’hexagone ! Si toutes ses revendications étaient acceptées !
Sur les pas de Jacques Cartier ou Christophe Colomb, Walter Roest géophysicien à l’Ifremer est chargé au nom de la France de revendiquer ces nouveaux territoires. Depuis 10 ans, il sillonne tout ce que la France compte comme territoires aux 4 coins du monde. Nous le suivons à St Pierre et Miquelon, à bord d’un navire océanographique chargé de faire des relevés très précis de ce fameux plateau continental. Puis à New York, à l’ONU, où il faudra plaider le dossier….

Un reportage de Stéphane Nicolopoulos et Béatrice Berge
Une production Thelos Productions

Frères ennemis

Des barbelés sur la plage en Corée du Sud ... l'image d'un pays schizophrène qui redoute l'invasion du frère ennemi nord-coréen.
Depuis l'armistice de Panmunjom en 1953, la Corée du Sud est encore techniquement en guerre contre le Nord. Les incidents de frontières se multiplient le long de la frontière la plus hermétique du monde.
En mer on dénombre de nombreuses escarmouches et batailles navales autour de la NLL, le nom officiel de cette ligne qui sépare les deux Corée. Une île en Mer Jaune est particulièrement affectée par ces incidents en mer.
En novembre 2010, Yeon Pyong Do a subit un bombardement de l'artillerie nord coréenne. Bilan 4 morts. Un peu plus tôt dans l'année c'est une corvette de l'armée sud coréenne qui avait été coulée par un sous marin Nord coréen au large de cette île : 53 morts...
Au mois de Juin la saison du crabe bat son plein. Malgré le danger, les pêcheurs de Yeon Pyong Do continuent d'aller travailler en mer sous la surveillance des garde-côtes et de la Marine.

Un reportage d’Antoine Mora et Christian Auxemery
Une production France 3 - Thalassa

Un archipel convoité (extrait)

Quelque part au large du Vietnam et de la Malaisie, aux confins des Philippines et en pleine Mer dite de Chine du Sud, des escarbilles de terre émergent qui forment presque un archipel : les Spratleys. Une vingtaine d’îles, une centaine d’îlots, récifs coralliens, atolls pour la plupart inhabitables... Et pourtant, un conflit diplomatique majeur se joue là entre la grande puissance chinoise et ses cinq « vassaux » régionaux car les Spratleys recèlent du pétrole et du gaz, la plus grande ressource halieutique de la région, elles contrôlent les routes maritimes d’un tiers du trafic mondial et balisent toutes les lignes aériennes Europe-Asie. Qui possède les Spratleys détient une clé géostratégique de la Région. Les pays concurrents ont décidé d’ « occuper le terrain » en y envoyant civils et militaires (sur)vivre sur ces cailloux isolés, otages volontaires d’un bras de fer diplomatique. Leurs vies sont une fable tragique et drôle, ils ont pour compagnons soleil, typhons, soif, solitude, mais toujours des nouvelles idées en tête.

Un documentaire de Franck Cuvelier et Jean-Christophe Chéneau
Une production Via Découvertes

Les sentinelles de Sibérie (extrait)

Dans des territoires isolés et sauvages, certains hommes continuent à garder d’improbables frontières, contre d’improbables ennemis.
Venue tout droit de la guerre froide, voici l’histoire de Igor et Sergueï, deux Rangers russes qui veillent sur Wrangel, une île de l'Arctique à neuf fuseaux horaires de Moscou, au bout du bout de la Sibérie.
Igor Pétrovitch, le plus vieux des Rangers, fait partie du paysage comme un morceau de l'île. Il y vit depuis 28 ans, depuis la guerre froide où garder le territoire était une stratégie, une nécessité pour l’URSS.
Igor vivait là, à l’époque où il y avait un village, avec sa femme, d'abord, puis leurs enfants. Le village a été abandonné à la va-vite à la fin de l'URSS. Sa famille a déserté. Igor est resté, sentinelle solitaire d’un monde hostile et polaire.
Tous les deux ans, il rejoint sa famille installée dans le sud de la Russie. Il vient de passer son dernier été à Wrangel. Ses missions : protéger ce territoire classé au patrimoine de l'Unesco, répertorier les espèces végétales rares, couper du bois pour se chauffer, protéger et se protéger des ours blancs. Son retour imminent sur le continent ne le réjouit pas. Il connait ici chaque caillou, mais ignore le reste du monde.
Sergueï, l'autre Ranger, voulait ressembler à Igor. Mais le jeune biologiste de formation, 25 ans, n'a pas supporté sa première nuit polaire. Le froid, le noir, la solitude ont eu raison de lui. Cette nuit sans fin lui a révélé un autre désir : partir, le plus vite possible, et fonder une famille.

Un reportage de Mathieu Maillet
Une production Ligne de mire

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