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  le blog geodatas

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Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Les réfugiés congolais au Gabon Modes de circulation et d’installation dans un espace frontalier.

Publié par philippe piercy sur 6 Janvier 2013, 15:41pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

 

 

 

 

 

 

Une thèse récente de  Christian Wali Wali sur la vie transfrontalière des réfugiés installés au Gabon. Résumé: 

 

 

Le Gabon, pays d’immigration depuis la colonisation a appris à accueillir les réfugiés depuis 1968 avec l’arrivée des enfants biafrais du Nigeria. Il a ensuite reçu des populations réfugiées originaires majoritairement de l’Afrique. En 2002, le pays comptait sur son territoire 24 nationalités différentes de réfugiés. Mais, les réfugiés congolais constituent le plus gros contingent et représentent aussi le plus important flux de réfugiés que le Gabon n’ait jamais reçu. Ils sont arrivés au Gabon essentiellement à la fin de la décennie 1990 suite aux guerres successives en République du Congo.

La présence des réfugiés congolais au Gabon est un refuge de proximité géographique (le Gabon et le Congo partage une frontière de 1903 km) et ethnique (on trouve les mêmes groupes ethniques des deux côtés de la frontière à savoir les Punu, les Nzèbi, les Vili, les Téké, etc.). Ces pays ont aussi appartenu à l’AEF (Afrique Equatoriale Française).

Si dans le droit international, le réfugié n’est pas autorisé à repartir dans son pays d’origine sans avoir procédé au rapatriement, cette étude interroge l’application de ce droit international dans un contexte de proximité géographique et ethnique. Les analyses conduites dans ce travail montrent que le rapprochement de la frontière influence les mobilités des réfugiés congolais dans la zone frontalière ils circulent entre les deux pays. Cette situation interroge la catégorie de réfugié telle qu’énoncée par le droit international dans la mesure où dans ce cas, les réfugiés utilisent les deux territoires (pays d’accueil et pays de départ) pour leur insertion. L’utilisation par les réfugiés congolais des deux territoires limités par la frontière étatique permet de comprendre que la fuite, à l’origine contrainte, se transforme en une forme de « migration économique ».

 

 

Mots clés :

 

 

 

 

 

 

 

Frontière, Insertion, Réfugiés, Lébamba, Congo, Gabon, Ethnie, Nzèbi.

 

 

 

 

 

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