Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

  le blog geodatas

le blog geodatas

Eléments complémentaires aux cours de Philippe Piercy, professeur de géographie en Classes préparatoires littéraires, Lycée Berthollet (74).


Quelques nouvelles récentes du monde turc (dans Le Monde)

Publié par philippe piercy sur 7 Avril 2010, 13:24pm

Catégories : #programme de Khâgne tronc commun

Kirghizstan: 2 morts, des dizaines de blessés dans les affrontements à Bichkek (agences)

AFP | 07.04.10 | 11h04

Au moins deux personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées mercredi dans les affrontements entre des manifestants de l'opposition et la police anti-émeutes à Bichkek, la capitale du Kirghizstan, ont rapporté mercredi les agences russes.

Selon une source médicale, citée par l'agence russe Interfax, deux personnes sont mortes et environ 90 ont été blessées. Ria Novosti fait état pour sa part d'une centaine de blessés.

L'information sur les morts n'a toutefois pas été confirmée par le ministère kirghize de la Santé, cité par l'agence Kabar, qui indique que le bilan des blessés s'élève à 93 personnes.

Des journalistes de l'AFP ont par ailleurs vu au moins six personnes ensanglantées inanimées être évacuées du centre de Bichkek par des ambulances.

Des affrontements ont éclaté mercredi à Bichkek entre la police et des militants de l'opposition réclamant la démission du président Kourmanbek Bakiev, alors qu'ailleurs dans le pays des manifestants prenaient d'assaut des bâtiments officiels.

 

Normalisation turco-arménienne: Un responsable turc porteur d'un message à Erevan

AFP | 07.04.10 | 11h26

Le numéro deux de la diplomatie turque, Feridun Sinirlioglu, s'est rendu en Arménie en tant qu'émissaire spécial du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, où il devait être reçu mercredi par le président Serge Sarkissian, a-t-on appris de sources diplomatiques.

Le sous-secrétaire du ministère des Affaires étrangères, qui est porteur d'un message de M. Erdogan au président arménien, est le plus haut responsable turc a se rendre en Arménie depuis que les deux pays ont signé en octobre 2009 des protocoles sur la normalisation des relations bilatérales.

M. Sinirlioglu devait s'entretenir aussi avec le ministre des Affaires étrangères Edouard Nalbadian, ont précisé ces sources.

L'émissaire turc doit évoquer avec ses interlocuteurs arméniens les différends sur le processus de ratification des protocoles signés, "explorer les moyens de les surmonter", et organiser une éventuelle rencontre entre MM. Erdogan et Sarkissian en marge du sommet international sur la sécurité nucléaire, les 12 et 13 avril à Washington.

"Le message que porte M. Sinirlioglu explique à la partie arménienne les inquiétudes de la Turquie au sujet des protocoles, mais souligne aussi qu'elle y reste attachée", a déclaré à l'AFP un diplomate turc sous couvert de l'anonymat. Le texte souligne que "la Turquie dispose de la volonté politique nécessaire pour faire aboutir" les protocoles signés.

La Turquie et l'Arménie, divisées sur la question des massacres d'Arméniens sous l'empire ottoman (1915-1917), ont signé deux protocoles historiques prévoyant des relations diplomatiques et la réouverture de leur frontière commune, qui doivent être ratifiés par leurs Parlements, un processus qui traîne en longueur.

L'Arménie pourrait retirer sa signature des protocoles si Ankara utilise ce processus "à d'autres fins", a averti récemment le président Sarkissian dans une interview au journal français Le Figaro.

Le chef de l'Etat arménien reproche à la Turquie de lier la ratification des textes à une avancée dans le contentieux sur le Nagorny-Karabagh.

Les tensions autour de ce territoire azerbaïdjanais contrôlé de facto par les Arméniens, ont été ravivées en raison du processus de normalisation en cours, que l'Azerbaïdjan, allié d'Ankara, voit d'un très mauvais oeil.

 

France/Turquie/UE: Erdogan "ne désespère pas" de voir Sarkozy changer

AFP | 07.04.10 | 12h45

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a confié mercredi à Paris qu'il ne "désespère pas" de voir le président Nicolas Sarkozy changer d'avis sur l'adhésion de la Turquie à l'Union européenne. "Je ne désespère pas. Je pense que M. Sarkozy peut réviser son approche", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec quelques journalistes, avant de rejoindre le président français pour un déjeuner de travail. A son arrivée au pouvoir en 2007, Nicolas Sarkozy a fait de la France l'un des plus farouches opposants à l'entrée de la Turquie dans l'UE, estimant qu'elle ne faisait pas géographiquement partie de l'espace européen. Avec Berlin, la France propose aux Turcs un "partenariat privilégié", plutôt qu'une pleine adhésion. Recep Tayyip Erdogan a énuméré les arguments en faveur de l'adhésion, comme le rôle que peut jouer la Turquie comme pont entre l'Occident et le monde musulman, et insisté sur le niveau d'avancement de son pays dans les réformes. "La Turquie remplit beaucoup plus de critères que certains des 27 Etats membres, qu'il s'agisse des critères politiques (dits de Copenhague) ou des critères économiques de Maastricht", a-t-il déclaré. Candidate de longue date à l'adhésion, la Turquie n'a engagé des négociations d'adhésion qu'en 2005, mais celles-ci se heurtent à l'hostilité générale de certains pays mais aussi à des obstacles plus concrets, comme la question chypriote. "Nous n'avons rien perdu de notre détermination", a affirmé le Premier ministre turc, qui s'est dit persuadé que "durant le processus (de négociations) il y aurait des développements qui ouvriront une nouvelle ère". Outre son déjeuner avec Nicolas Sarkozy, M. Erdogan devait dans la journée rencontrer le Premier ministre François Fillon, des chefs d'entreprises français, et tenir en fin de journée une grande réunion publique avec des membres de la communauté turque vivant en France. Sa visite était également motivée par la clôture d'une saison culturelle de la Turquie en France, qui a duré 9 mois.

Une semaine après avoir reçu la chancelière allemande, Angela Merkel, à Ankara, le premier ministre turc poursuit son parcours du combattant européen. Recep Tayyip Erdogan est en visite officielle, mardi 6 et mercredi 7 avril, en France, autre adversaire déclaré de l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne (UE).

Le déplacement est sensible, même si M. Erdogan et le président du Sénat, Gérard Larcher, pourront célébrer mardi soir la réussite de la Saison de la Turquie, neuf mois d'événements culturels en France qui s'achèvent par un gala à Versailles.

C'est la première fois que le leader du parti au pouvoir à Ankara est accueilli à Paris depuis que les négociations d'adhésion de la Turquie ont été ouvertes en décembre 2004. En 2008, il avait assisté au lancement de l'Union pour la Méditerranée. Mais cette fois, il rencontrera en 24 heures les quatre plus hauts personnages de l'Etat, avec notamment un déjeuner de travail à l'Elysée, mercredi.

Avec Nicolas Sarkozy, les relations peuvent être houleuses. "M. Sarkozy dit parfois des choses que la raison ne saurait accepter", avait glissé le bouillant premier ministre turc au lancement de la version turque de la chaîne Euronews, en janvier, à Istanbul. "Avant que M. Sarkozy n'arrive au pouvoir, j'avais d'excellents rapports avec M. Jacques Chirac", avait-il regretté devant les invités.

Les deux hommes entretiendraient pourtant des rapports cordiaux, estime-t-on dans l'entourage du président français, et partagent un même franc-parler. M. Erdogan devrait inviter M. Sarkozy, qui, depuis le début de sa carrière politique, n'est jamais venu en Turquie.

Au cours de cette visite, le processus d'adhésion à l'UE sera une nouvelle fois le principal sujet de discorde. "La Turquie est un grand pays. Nous ne voulons pas être un fardeau pour l'UE, nous voulons prendre une partie de son fardeau, a déclaré, lundi, M. Erdogan. Nous faisons notre devoir, et comptons adhérer à l'UE tôt ou tard."

NÉGOCIATIONS AU POINT MORT

Mais les négociations sont quasiment stoppées, car seuls 12 des 35 chapitres des pourparlers d'adhésion ont pu être ouverts. Dix-huit autres sont bloqués par la France et Chypre, ainsi que par le refus de la Turquie de mettre en oeuvre le protocole d'Ankara, qui permettrait aux avions et aux navires chypriotes grecs d'utiliser le territoire turc.

A défaut de se rapprocher sur l'Europe, Turcs et Français tenteront de préserver une relation bilatérale malmenée depuis 2005 avec l'adoption en France d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien (qui avait handicapé les entreprises françaises), et l'opposition répétée de M. Sarkozy à l'adhésion turque.

Paris veut démontrer sa bonne foi dans l'aide apportée à la Turquie dans sa lutte contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), considéré comme terroriste par l'Union européenne. Après avoir longtemps fait preuve de laxisme, aux yeux d'Ankara, laissant notamment filer Riza Altun, financier du mouvement, la justice française a démantelé récemment un réseau de membres présumés du PKK, soupçonnés de trafics pour financer la guérilla.

Membre de l'OTAN, du G20 et du Conseil de sécurité de l'ONU, la Turquie sera sollicitée sur de nombreux dossiers internationaux au cours des rencontres officielles. Après l'Allemagne la semaine dernière, Paris tentera de rallier Ankara à la position européenne sur le dossier nucléaire iranien.

Jusqu'ici, Recep Tayyip Erdogan a fermement rejeté de nouvelles sanctions contre son "ami Ahmadinejad".

 

Une économie vigoureuse Istanbul Correspondance

Après avoir commencé l'année 2009 avec un taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) à - 14,5 % au premier trimestre, l'économie turque se redresse vigoureusement. Sur les trois derniers mois de l'année, elle affiche une croissance de 6 %, très supérieure aux prévisions. Les chiffres seront au moins équivalents pour le début de 2010, estime Olivier Guillaume, président de la chambre de commerce franco-turque d'Istanbul et dirigeant de la filiale de Sanofi-Aventis. Le ministre turc des finances, Mehmet Simsek, table sur "une croissance à deux chiffres" qui placerait le pays au niveau de la Chine, parmi les puissances émergentes les plus dynamiques. Seuls points noirs, le chômage élevé et un taux d'inflation, pour le mois de mars, de 9,6 %.

Mais la Turquie est déjà en passe de retrouver son rythme d'avant la récession, comme le montrent les statistiques du commerce extérieur. En mars, les exportations ont augmenté de 34 % par rapport à l'année précédente. Les piliers traditionnels, tels que l'automobile ou la construction, retrouvent des couleurs. L'économie sort de la crise plus diversifiée, a expliqué M. Simsek.

Au prix d'une grande rigueur budgétaire, Ankara est parvenu à éviter les travers de son voisin grec, contenant le niveau de la dette publique à 47 % du PIB, soit en deçà de la plupart des pays de l'Union européenne. "La Turquie a bien géré sa crise, sans avoir recours à un prêt du FMI", souligne Yves-Marie Laoüenan, qui dirige le cabinet de conseil LDS, à Istanbul. L'assainissement de son système financier après la crise de 2001 a été très "bénéfique", poursuit-il.

Autre facteur de bonne santé, le marché turc conserve une forte attractivité pour les investisseurs étrangers. "Depuis deux ou trois ans, la Turquie concentre plus d'investissements directs étrangers que des pays comme l'Inde, le Brésil ou l'Italie", fait remarquer Raphaël Esposito, directeur de la chambre de commerce franco-turque. Avec son marché intérieur de 72 millions d'habitants, "c'est un pays qui a encore d'immenses réserves de croissance", note M. Laoüenan. C'est le cas par exemple du secteur de la grande distribution, qui attire les investisseurs français. Leroy Merlin a inauguré son premier magasin, fin mars à Bursa, et prévoit une expansion rapide. Carrefour, qui possède déjà des centaines de magasins dans le pays, continue d'en ouvrir à un rythme soutenu.

PROJETS DE COOPÉRATION

L'attrait de l'économie turque sera largement évoqué au cours de la visite du premier ministre, Recep Tayyip Erdogan, à Paris, mardi 6 et mercredi 7 avril. Au Medef, il rencontrera plusieurs grands patrons, intéressés par le marché local, dont le potentiel reste sous-estimé en France. "De nouveaux projets de coopération entre nos deux pays seront évoqués, notamment dans le domaine de l'énergie, des transports et des infrastructures", a annoncé le porte-parole du ministère des affaires étrangères.

Areva est à l'affût pour le troisième réacteur du programme de centrales nucléaires turques. Et Gaz de France s'intéresse à la privatisation de la compagnie de gaz de ville pour l'agglomération d'Istanbul. La France est le deuxième débouché des exportations turques, après l'Allemagne, et son sixième fournisseur. Plus de 300 entreprises tricolores sont implantées dans le pays et emploient 70 000 personnes, note M. Guillaume. Longtemps tributaires des tensions politiques entre les deux pays, les relations économiques franco-turques se sont apaisées.

Guillaume Perrier

 

Commenter cet article

Archives

Articles récents